ZENAIDE  FLEURIOT
1829 - 1890
Best-seller à son époque.

Quelque peu tombée dans l'oubli, Zenaïde Fleuriot a connu à son époque un énorme succès et certains de ses romans ont été publiés jusqu'à 40 000 exemplaires et régulièrement réédités jusqu'en 1950 et encore de nos jours par un éditeur catholique.
Ces romans au nombre de 83 - consultez la liste-constituent l'œuvre de Zénaïde Fleuriot.
  Rappelons que la romancière a remplacé la comtesse de Ségur chez Hachette en 1874 !

.Romancière née Saint-Brieuc en 1829 dans une famille chrétienne et fidèle aux Bourbon.

De préceptrice à écrivaine.

Agée de 20 ans, en 1849, Zénaïde est sollicitée par Etienne Guilloton de Keréver pour s'occuper de l'éducation de ses trois filles, Marie, Alix et Claire comme préceptrice.
Elle y restera 17 ans jusqu'en 1864.
Elle commence à écrire le soir et au départ l'écriture n'était pour elle qu'une distraction.
En 1857, elle eut une petite ambition et envoya à Lyon une nouvelle intitulée La fontaine du Moine Rouge pour un concours proposé par la France littéraire.
 Elle remporta le 1er prix. En 1859, elle publie son premier roman, un recueil de nouvelles intitulé Souvenirs d'une Douairière auprès d'Amboise Bray, éditeur catholique
Ses livres se classent en deux principales catégories :
-l'éducation des jeunes filles dans la première partie de son œuvre,
-ensuite beaucoup de scène de vie de Locmariaquer et de sa région.


Quelques romans particuliers sur Saint-Brieuc et ses habitants, sur Alix de Kerever, jeune fille dont elle était préceptrice (elle décédera du choléra en 1867), sur Rome avec la rédaction d'un guide touristique ou sur le siège de Paris.

 
Kermoareb à Locmariaquer au Guilvin.

En août 1872, elle effectue son premier séjour à Locmariaquer qui garde de nombreux souvenirs du passage de Zénaïde Fleuriot..
 L'année suivante, elle fit bâtir  le long du chemin douanier qui mène du Bourg au Guilvin, en longeant la mer un cottage rustique appelé le chalet de Kermoareb, "la Maison de la Tante" pour y recevoir les siens dont ses nombreux neveux. 
À l'origine, il ne s'agissait que de la partie centrale.
 Les années suivantes, grâce à ses succès littéraires, elle y ajoute une aile à droite et une autre à gauche.
Sa demeure est toujours propriété de sa famille ,
Son cottage au 19° siécle

son aspect actuel

Elle est enterrée en 1890 à Locmariaquer au cimetière communal

L'Office de tourisme de Locmariaquer

Depuis quelques saisons, l'office de tourisme de Locmariaquer souhaite mettre à l'honneur ce personnage illustre et confie à Daniel Carfantan le soin d'animer une promenade en été où seront commentées sa vie et son œuvre.
 En été, l'office de tourisme propose une balade qui entraîne le promeneur à travers les lieux fréquentés par la romancière.
La balade s'achève au cimetière de Locmariaquer, devant sa tombe de granit surmontée d'un menhir.

Un bouquiniste - spécialiste.
En créant une activité de bouquiniste au moment de sa retraite, Daniel Carfantan découvre aussi l'écrivain, car des clients lui réclamaient régulièrement des ouvrages.
 Daniel Carfantan qui a effectué de nombreuses recherches pour compléter et approfondir ses notes. Il est même devenu le spécialiste de Zénaïde Fleuriot !

Suite à la cession de son activité de bouquiniste, Daniel Carfantan a fait don de 24 livres en juillet 2009 à la médiathèque municipale de Locmariaquer.
C'est l'un des rares endroits où l'on puisse aujourd'hui trouver quelques spécimens de ses livres. Ces livres sont installés dans une vitrine à la médiathèque

Janvier 2013

Daniel Carfangtan en collaboration avec Yves Fleuriot et
Yves Le Moullec publient:
"Sur les traces de Zénaïde Fleuriot"
Editions Terre du Trégor

Pour en savoir plus 

" Compléments d'en
quête "
D'après l'article de Pascale Parthiot Prost du journal Ouest France du 3.11.2017
 tél. 06 32 79 45 94 ; pascaleparthiotprost@gmail.com

Zénaïde Fleuriot est née en 1829 à Saint-Brieuc, d’une famille bretonne.
Famille et jeunesse
 Son père est greffier à la justice de paix, près de Guingamp,
 il participera à la campagne d’Italie et à la bataille d’Austerlitz
 Il épouse Marie-Anne Le Lagadec dont un de ses ancêtres sera intendant de la Duchesse Anne. De cette union naîtront 16 enfants, dont 5 seulement survécurent.
 Des aptitudes à l’écriture Zénaïde est une petite fille très vive.
 Très jeune, elle montrera des aptitudes à l’écriture.
 Dans cette enfance insouciante, tout va basculer quand son père rencontrera de graves soucis financiers,
 car il dénonce les abus et les injustices et défendra des accusés politiques comme Chateaubriand. Il sera obligé de vendre son étude

Son premier écrit
 Entre-temps, la Révolution est venue dépouiller une partie des biens de la famille.
 Zénaïde recueille les souvenirs de son père, c’est son premier essai littéraire.
À 20 ans, Zénaïde s’occupera de l’éducation de trois filles dans une famille de Saint-Brieuc
 Pour pallier au manque de culture, elle va composer des comédies spirituelles.

 Un premier prix
 En 1857, elle obtient un prix au 1ier concours de la France littéraire avec Fantik la maudite,
 et l’année suivante pour deux pièces en vers.
 Elle prend ensuite le pseudonyme d’Anna Edianez.
 Pendant dix ans, elle ne va pas cesser d’écrire.
 Ce qui va lui permettre de combler les dettes de son père et d’aider sa famille.
 Après des deuils successifs, elle part à Paris chez les religieuses.

 Fatiguée, elle n’écrit plus.
 Mais une de ses sœurs lui propose d’aller à Rome.
 Elle y rencontrera la princesse Wittgenstein, écrivain catholique, qui deviendra une grande amie.
 La vie lui réservera son lot de souffrances.
 Tout en continuant à écrire, elle va participer à la création d’une école professionnelle à Paris.
 En 1870, elle s’occupera des blessés du siège de Paris.
 En 1872, elle perd sa mère. Son père, lui, décède en 1849.
 Elle a déjà perdu ses frères et sœur, il ne reste que François, qui vit à Locmariaquer.

A Locmariaquer
 Pour se rapprocher, elle va faire construire un cottage où elle reviendra chaque été.
Du côté littéraire, les éditions Hachette font paraître son roman Aigle et Colombe,
 qui sera couronné par l’Académie française
. En même temps elle sera directrice du journal La semaine des familles

Zénaïde ne s’est jamais mariée, toute sa vie a été consacrée à sa famille et aux plus démunis.
 À 63 ans, elle est fatiguée, a des problèmes cardiaques, mais poursuit son dévouement.
 Quatre ans plus tard, en 1890, ce sera son dernier été à Locmariaquer, son cher havre de paix.
 Pendant l’hiver, elle prend froid. Une congestion va la foudroyer le 19 décembre 1890.
 « Je mourrai avec la passion de la mer, elle me produit l’effet d’une zone intermédiaire entre la terre et le ciel »,
 avait-t-elle écrit.
Elle participa activement à la vie de la commune, sera marraine d’une petite fille d’artisan,
prendra part aux noces villageoises et fournira du travail aux Locmariaquérois lors des extensions du cottage.
 Sa générosité est sans faille, elle voudra que sa bonne soit enterrée près d’elle.
 Elle laisse derrière elle 83 romans