Commune d' Arzon


Er -  Lannic


En premier plan Er Lannic , plus haut  Gavrinis et son cairn , séparés par le courant de la Jument!

Er Lannic (Petite lande en breton) fait partie de la commune d'Arzon.
 Elle est entourée de l'île de Gavrinis, à cinq cents mètres au nord, de la pointe de Penbert,
de l'île de la jument à l'est et de la pointe de l'île Longue à l'ouest.
Elle s'étend sur une surface d'environ 80 ares.
 Elle est privée mais les propriétaires ont passé une convention de gestion avec Bretagne vivante.
Il est interdit d'y accoster car c'est une réserve ornithologique et bénéficie d'un arrêté de protection de biotope depuis 1982.
C'est un site de nidification pour les goélands bruns , argentés et matins après avoir accueilli
 par le passé une importante colonie de sternes que l'on aimerait bien reconstituer
.Par contre les cromlechs peuvent être vus à partir des vedettes assurant les excursions dans le Golf

Quelle est la particularité de ce joyau du Golfe du Morbihan ?
L'île héberge un site mégalithique incroyable : un double cromlech (enceinte de menhirs) datant d'environ 3 500 ans avant notre ère.
Er-Lannic est formée de 2 enceintes mégalithiques largement ouvertes, en forme de fer à cheval.
A la jonction des 2 enceintes, une douzaine de blocs renversés forme une concentration assez confuse.
 Ces deux cromlec'hs ont vraisemblablement une différence chronologique dans leur construction


Vu de haut... un coeur de pierres ?

Seule la partie nord est visible, les trois-quarts étant immergés. Ces menhirs enfouis sous les eaux du Golfe témoignent, selon les archéologues, de l'élévation du niveau de la mer.

En quoi cette île est l'illustration de l'élévation du niveau de la mer ?
L'île était reliée au continent lors de l'édification de l'ensemble mégalithique.
Certains menhirs reposent aujourd'hui à 1,5 mètre sous le niveau des plus basses mers actuelles.
Compte tenu des marées, cela suppose un niveau marin inférieur d'au moins 6 mètres lors de leur implantation au Néolithique.

Au Néolithique, quelles activités trouvait-on sur cette île ?
S'agissait-il d'un site d'habitat, d'un site de production, d'un sanctuaire ou d'une nécropole ?
« Sans doute un peu de tout cela, sans que l'on puisse, pour le moment, en donner une réelle définition », répond sur son site Internet l'association archéo Douar-Mor, spécialisée dans l'archéologie sous-marine qui a exploré les lieux.
Site de production ?
« Des milliers d'éclats de silex et de nombreuses haches polies laissent suggérer une occupation du site
par un atelier de taille et de façonnage de haches polies
. »
La variété des roches utilisées invite à y voir des échanges importants.
Nécropole ?
 Probablement car la multitude des coffres et foyers nous font penser à des inhumations par incinération.
La fonction de sanctuaire et de centre religieux des deux hémicycles nous semble indéniable. 
Qui a découvert ce site mégalithique ?
La découverte a été faite en 1866 par le docteur de Closmadeuc, membre de la Polymathique de Vannes. Plusieurs explorations archéologiques ont eu lieu ensuite dont une en 1919 puis de 1923 à 1926.
Notamment le site a été fouillé et  partiellement  restauré par Zacharie Le Rouzic ( En savoir plus sur Zacharie: cliquez )
Qu'a-t-on retrouvé lors de ces différentes missions ?
Beaucoup de coffres et de foyers ont été mis au jour sur les zones de fouilles
foyers souvent construits avec des meules et des polissoirs arc-boutés),
ainsi qu'une quantité impressionnante de mobilier archéologique dont près d'un millier de tessons et de poteries,
des milliers de silex et plusieurs centaines de polissoirs, percuteurs, broyeurs, haches polies...



La partie sous-marine a-t-elle fait l'objet de recherches ?

Oui, à l'initiative de l'association Archéo-Douar-Mor, sous la conduite d'Eric Le Gall,( En savoir plus sur ces fouilles: cliquez )
un autre nettoyage de l'enceinte immergée a été mis en oeuvre en 1991 et 1992
 ainsi qu'une reconnaissance topographique des blocs dispersés.
Une centaine d'heures de plongée a été nécessaire.
L'équipe a comptabilisé sur l'ensemble du site 119 menhirs dont environ 65 appartiennent à l'enceinte nord et environ 30 à l'enceinte sud.
Er-Lannic est formée de 2 enceintes mégalithiques largement ouvertes, en forme de fer à cheval.
La première enceinte bien visible sur le flanc sud de l'île a 53 mètres d'ouverture et 55 mètres de profondeur,
 elle est composée de 65 menhirs.
La seconde enceinte, submergée, est une vaste demi-ellipse de 61 mètres d'ouverture et 41 mètres de creux ;
 elle comporte 30 blocs visibles, tous couchés au fond de l'eau.
A la jonction des 2 enceintes, une douzaine de blocs renversés forme une concentration assez confuse.
 Ces deux cromlec'hs ont vraisemblablement une différence chronologique dans leur construction.



Le vendredi 11 novembre 2011 ? transumance anti-moutarde
   Pourquoi trois moutons ont-ils été introduits sur l'île par Bretagne vivante,

Trois moutons de l'association de gestion par le pâturage des espaces naturels ont été confiés à Bretagne vivante
pour mener une expérimentation sur l'île.
Ils vont pendant quinze jours broute...
Une alternative au fauchage réalisé deux fois par an sur l'île.
« C'est un moyen de diversifier les modes de gestion et d'entretien, explique Pierrick Cloërec,
conservateur bénévole de Bretagne vivante des îlots du Golfe et de l'archipelle de Houat.
« Les moutons devraient réaliser un travail plus fin en s'attaquant notamment à la moutarde maritime.
 Cette plante gène des oiseaux comme les sternes dont on espère voir un jour le retour sur cette île.
»

Hélas 15 jours après,
on a  constaté que ces gentils herbivores préfèrent l’herbe à  la moutarde
et ne font pas le travail escompté pour détruire la moutarde….Aussi ont-ils été retirés et ont retrouvé la terre ferme du continent…
Il faudra reprendre le fauchage..

ACTUALITES :article de presse (27.02.2017)  

      Hent  Tenn    

    

                            Ile située entre la pointe de Kerners et l'île de La Jument.
 Elle dépend de la commune d'Arzon.
 Un dolmen particulièrement dégradé existe sur la côte sud-est de l'île et deux petits tertres mal identifiés au nord-est.
Mise en vente pour 2,1 millions d'euros, elle dispose d'une maison confortable sur 1,6 hectare.
Une importante colonie de grands cormorans* et d'ibis a niché dans les arbres qui ont été abattus

Ile de la Jument
l
Ile privée de 8 hectares , considérablement boisée.
Les seuls vestiges archéologiques connus sont des débris d'un atelier de bouilleur de sel près de la cale.
Comme beaucoup d'îles elle abritait une petite ferme et une petite installation ostréicole.
Ses différents propriétaires
L'île appartint au comte Dillon (1834-1922) qui la vendit avec Berder à la duchesse d'Uzès.
Celle-ci la céda en 1922 au baron Kremer et à son épouse Solange,
 la mie aînée du comte Dillon, qui en devint l'unique propriétaire l'année suivante.
 Remariée deux ans plus tard à Eugène Defforges , Solange Dillon fît bâtir une grande villa qui devint pendant la guerre une base importante pour la Résistance.
L'île appartient actuellement à un propriétaire belge et à Stéphane Mulliez,
 fondateur de l'enseigne de magasins de jouets Picwic, dont la famille possède déjà une propriété à la pointe d'Arradon.
Les arbres de l'île accueillent des nids de grands cormorans*.
Très restaurée par ses nouveaux propriétaires,
 la maison de l'île de La Jument ne ressemble plus à la villa où se tenaient les réunions des résistants
On peut y séjourner depuis 2011 car des aménagements de la grande villa autorisent la location...

Si vous êtes intéressé par un séjour... lisez l'article suivant : Cliquez

ACTUALITES :article de presse (8.9.2016)  


Cas particulier : MEABAN

 Bien qu'elle soit située dans l'océan,île de Meaban  n'en est pas moins cadastrée sur la commune d'Arzon
et a toujours été considérée comme appartenant aux habitants du golfe.



 On y décèle des traces d'occupation anciennes, néolithique et gallo-romaine,
ainsi que des vestiges de fortifications légères sur les sommets est et ouest,
et les ruines d'un petit bâtiment avec appenti près de l'isthme.
 La position stratégique de l'île explique en grande partie des usages militaires.

 Avant la dernière guerre, les paysans venaient y ramasser des quantités impressionnantes de berniques,
les Sinagots y prenaient des galets pour lester leurs bateaux et, à l'occasion, des œufs de sternes.

C'était, en effet un lieu important de nidification et, dans les années 1960, l'une des plus belles colonies de France.
Mise en réserve par les soins de Bretagne  vivante (SEPNB) dès 1958, grâce à une convention avec son propriétaire,
Meaban fait partie des petites îles pour lesquelles a été pris en 1982 un arrêté de protection
 de biotope destiné à protéger les zones de nidification et de repos pour l'avifaune.



Les sternes ne sont plus là aujourd'hui, soumises à l'explosion démographique des goélands  au cours des années 1970,
ainsi qu'au développement de la plaisance ,
 mais l'île accueille toujours d'importantes populations d'oiseaux marins et conserve de belles potentialités.
Elle souffre toutefois des difficultés de gardiennage et du comportement inconséquent de certains plaisanciers
qui pénètrent dans l'île en pleine saison de nidification et
malgré des panneaux visibles rappelant que l'accès est interdit du 15 avril au 31 août.

Note: Votre Chroniqueur a même vu des plaisanciers  - pêcheurs  lâcher, à leur arrivée sur l'île , leur chien  pendant cette période  ,  !!!

(Sources : Dictionnaire du Golfe du Morbihan de François de Beaulieu - Editions du Télégramme , Wikipedia , Ouest France et le Web)