en partant de Locmariaquer
Baden  et Larmor Baden
1- Un peu d’histoire

Baden et Larmor-Baden n'ont formé qu'une seule commune jusqu'en 1924.
 Leur histoire a été marquée par un personnage aux origines contreversées, le comte Arthur Dillon (1934-1922).
Arthur Dillon
Son ambition : créer un grand port .
« D'origine irlandaise, il avait été officier. Puis il s'était occupé de l'installation de lignes téléphoniques entre la France et les États- Unis
 et avait fait fortune w, rappelle Jean  Bergez, le président de l'association Le panier badennois, qui s'intéresse
à l'histoire locale.
Arthur Dillon était le secrétaire général de la Compagnie du câble transatlantique.
 Sa fortune lui a permis de racheter îIe Berder en 1879.
 « II . a été le premier à avoir une voiture, ici. »
, , , , Pas assez profond
A Berder, lecomte Dillon fait construire  le manoir et une chapelle, où il sera  plus tard enterré avec sa femme.
A Larmor,  il fait aussi bâtir" L'hôtel des  Iles", un lieu destiné à accueillir ses visiteurs. Il organise des régates.
 Mais  son grand projet est de construire un  port en eau profonde pour accueillir des navires de commerce.
 Ambitieux, il lance alors de grands  travaux.
« II est à l'origine de la cale de Penn Lannic â Larmor-Baden. »

En 1899
En 1899, il veut faire de Larmor un port de commerce aussi important que celui de Vannes.
 Mais, ne trouvant pas les fonds de 6 mètres qu'il espère, il abandonne. Il transpose alors son idée à la pointe du Blaire
, à la sortie de la rivière d'Auray.
En 1908

Une cale y est construite en 1908.
« Une voie de chemin de fer pour arriver jusque-là avait aussi été programmée. Mais, faute d'argent, le projet a périclité.
L'idée avait été reprise en 1917; Mais, là aussi, cela n'a pas été concrétisé. »
Une légende locale
 En 1920, le manque d'argent pousse le comte à vendre Berder à la duchesse d'Uzès, sa grande amie,
 qui lui en laissa la jouissance jusqu'à sa mort.

Le passage de Larmor pour Berder
En 1920, le fils d'Arthur •Dillon, Pierre, r éprend te flambeau. Il fonde la Société anonyme du port du Blaire,
demande la concession d'un port de 120 ha, réunissant le projet de 1906 et celui de 1917.
 Mais, à nouveau, les difficultés s'accumulent.
Et, faute de moyens, le projet est définitivement abandonné aux alentours de 1924.
Aujourd'hui, la jetée de 88 mètres, reliée à un terre-plein, est le vestige de ce projet.
 Un lotissement privé a vu le jour sur le site.
L'essor de Port-Blanc
II n'y a donc jamais eu de port, à proprement parlé, à Baden par le passé.
« Les mouillages se faisaient un peu partout. »
 La grosse activité maritime est l'ostréiculture.
Les gisements naturels d'huîtres plates sont dragués tout le long de la rivière d'Auray.
Vers la fin du XIXe siècle, on commence à les élever.
Grand tournant pour la commune à la fin du siècle : le transfert de l'embarcadère pour L'île-aux-Moines, à Port-Blanc,
 où une cale existe déjà, construite en 1837.

 « Avant, le passage se faisait à la Pointe d'Arradon. » Le passage depuis Port-Blanc est en fait plus court et
les moyens de transports à terre, plus performants.
 À la fin du siècle, on transporte surtout des matériaux.
En 1936
 Avec les premiers congés payés, le transport de personnes a le vent en poupe.
Le Port-Blanc se développe alors avec l'ouverture du café des Algues. Des maisons qui voient le jour et en font un petit village.
Les dernières grandes transformations : la création du parking en 1994,
le parking et 1996,
la création de la gare maritime.
Enfin, dernier projet d'aménagement en date sur le secteur de Baden :
 une base nautique à Toulindac.
 La construction du bâtiment écolo est le gros chantier 2011 de l'agglomération vannetaise.
 Source Ouest France 10.5.2011 : Nathalie JAY.

Actuellement
Superficie: 395 hectares
Son territoire comporte les îles : Berder, Radenec, Gavrinis et L'Ile Longue
Population: 833 larmoriens

QUE savoir , que découvrir ?

1- Baden :
 2352 hectares ,  4163 habitants , 37 km de linéaire côtier

Quatre îles dépendent de la commune: Renaud , Grand et Petit Veizit et Sept Iles
- la pointe du Blair, éperon barré de l'époque vénète avec dolmen et les vestiges d'un atelier de bouilleur de sel

 Le manoir de Toulvern construit en 1860 par la Princesse Baciocchi, une nièce de Napoléon
qui fit fermer l'anse de Toulvern

Le dolmen de Toulvern
- Le château de Kergonano , le château de Rohello au bord de la rivière d'Auray ,
le manoir de Bois-Bas  et le pigeonnier de sa chapelle,
- à Straquéno: une briqueterie en ruines
- Au  bourg le musée des Passions et des Ailes " consacré notamment à l'aviateur "Joseph le Bris"

Pour bien définir les 2 communes l'une par rapport à l'autre

Le plan de Baden

A ne pas manquer:la visite du le musée de Baden:
le musée des passions et des ailes
http://www.museedebaden.fr/
 

2- Larmor - Baden
3
95 hectares ,  833 habitants.Quatre îles dépendent de la commune: Radenec, Berder , Gavrinis,  l'Ile Longue et Petit Vezit
Une douzaine d'entreprises ostréicoles.
La réserve du marais de Pen en Toul est l'un des grands sites ornithologiques du Golfe.
C'est un ancien marais salant de 42 hectares relié au Golfe

Entretien  d'Aimé Le Berrigaud,
sur la naissance de la commune
de l’association Lalala, Larmor autrefois, Larmor aujourd’hui, Larmor avenir.

Pourquoi Larmor-Baden est devenue une commune en 1924 ?
Tout a commencé en 1858. Le village de Larmor-Baden faisait alors partie de Baden.
Pour les Larmoriens de l’époque (environ 650 personnes), la petite chapelle construite en 1857 était trop petite et l’église principale, trop éloignée pour permettre d’y aller régulièrement.

Que s’est-il passé par la suite ?
La demande d’une paroisse séparée a traîné jusqu’en août 1858,
 année de la visite de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie à Sainte-Anne-d’Auray.
 Une délégation de Larmoriens est allée à la rencontre du couple impérial pour expliquer ses doléances. L’impératrice a été touchée et, dès le 11 janvier 1860, un décret a institué la création de la paroisse de LarmorBaden
. Il faudra attendre les années 1879-1880 pour voir s’élever une véritable église à Larmor-Baden.
 Église dans laquelle se trouve un vitrail de SainteEugénie, en hommage à l’impératrice.

Combien de temps après la commune a-t-elle été créée ?
Dès 1862, il y a eu la première pétition pour demander une commune à part auprès du préfet.
 Certains voulaient rester Badennois, d’autres pas. Il a fallu 62 ans pour que les séparatistes aient gain de cause. Après la guerre, les passions se sont éteintes et tout s’est accéléré.
 Le 15 mars 1924, le président de la République, Alexandre Millerand, signait une loi qui instituait la commune de Larmor-Baden.
Tout ceci ne fut pas qu’une question de clochers. Il y avait aussi une différence de culture pour l’époque : Larmor-Baden était maritime alors que Baden était plutôt rural.
Ouest france du 19.5.2014


Le petit " plus " touristique + + +

Dégustez des huîtres au cœur des parcs du Golfe !

Pour faire connaître son métier en crise, l'ostréiculteur Yvan Selo invite les visiteurs à " travailler " avec lui.
 Avant de les faire goûter aux mollusques, les pieds dans l'eau...

Quel menu !
A bâbord, l'obélisque érigé sur l'île du Petit Vezit pour baliser l'entrée du Golfe du Morbihan ;
 à tribord, le clocher de l'église de Locmariaquer : le panorama est insolite pour un apéritif sur l'eau.
 Au menu : pain bis, beurre salé et bien sûr huîtres du cru, arrosées d'un blanc de Loire.
Les vingt-cinq touristes qui savourent cet instant privilégié, ne sont pas les passagers de ces vedettes
qui parcourent sans relâche la Petite mer avec une escale minutée à l'Ile d'Arz et l'Ile-aux Moines.
 Non, eux ont choisi de prendre leur temps. Au rythme de la marée, en naviguant sur le pont du chaland d'un ostréiculteur et découvrir les parcs à huîtres au plus près.

Un regard différent
Pour ces curieux venus de la région parisienne, de Marseille ou de la Creuse,
Yvan Selo a conçu depuis cet été une sortie hors des sentiers battus :
sa barge en aluminium possède un fond de verre pour voir coquillages et poissons,

Barge réalisée par le chantier Talhouet (  Etat de la réalisation au début juin 2011)
le moteur est électrique pour limiter les nuisances et mieux approcher les oiseaux aquatiques.
Ses explications se veulent très concrètes sur la vie des huîtres mais aussi sur leur inquiétante actuelle mortalité.
Mais
pour les visiteurs le clou de cette balade initiatique, c'est la descente en cuissardes au milieu des parcs.
 Pas pour un bain de mer montant jusqu'à la taille, mais pour travailler comme de véritables ostréiculteurs...

Au départ de la découverte et de la dégustation...
« Jamais plus je ne regarderai une huître comme avant.
 Non seulement je n'imaginais pas tout le parcours qu'elle doit effectuer avant d'arriver dans notre assiette
mais surtout je ne réalisais pas les difficultés de ce métier très physique
»,
 assure Jacques, un mangeur de fruits de la mer venu d'Evry (Essonne).

Comme un Pro !
La marée est déjà en train de remonter, mais cet agent EDF continue de frapper,
 avec un battoir de bois, les poches renfermant les jeunes mollusques.
 Comme un vrai professionnel, pour éliminer les juvéniles les plus fragiles,
 pour façonner les coquilles qui poussent trop rapidement.
« Des vacances actives »

Depuis le pont du chaland, son épouse immortalise la scène avec son appareil photo
« car c'est rare pour nous de vivre des vacances aussi actives et enrichissantes.
Directement en prise avec un produit qu'on aime consommer
. »
Sûr qu'elle communiquera l'adresse aux amis et collègues de boulot.

Pédagogie.
Les vingt-cinq passagers sont avides de tout savoir sur l'ostréiculture :
« Comment faites-vous pour avoir différentes tailles d'huîtres ? »,
« Vous ne mettez rien pour les faire grandir, pas même de l'engrais ? »,
« Pourquoi certaines sont plus salées que d'autres ?
»,
Les questions fusent, Yves Selo ne s'y dérobe pas.
Apportant même des notes d'humour dans ses réponses :
« L'huître ne doit pas être perturbée car elle passe 50 % de son temps à sa sexualité,
en se reproduisant par elle-même. Elle a des pouvoirs aphrodisiaques, Casanova en mangeait tous les jours.
.. »
 Sans taire l'aspect dramatique d'une profession sinistrée :
« Notre production a chuté de 40 % avec la surmortalité.
Tout le monde a été contraint de licencier, certains ont même dû fermer définitivement
. »

Quel avenir?
Transmise de père en fils depuis plus d'un siècle, l'entreprise d'Yvan Selo veut résister.
 « Ces découvertes pour les visiteurs sont un moyen de me diversifier, un outil pour traverser la crise.
La météo de juillet n'a pas facilité notre initiative mais je préfère la qualité à la quantité.
Le plus beau des encouragements, c'est de constater que des Morbihannais viennent découvrir l'huître
et notre métier, alors que certains vivent pourtant près du littoral. »

 Reportage de Patrick CERTAIN.( Ouest France du18 août 2011

Pratique en 2011
Jusqu'en octobre deux sorties par jour, en fonction des marées,
à partir de la Pointe de Toulvern à Baden, tél. 06 04 59 68 28.
Tarifs : 24 € adultes, 16 € de 5 à 12 ans



Devant Larmor Baden  : Gavrinis ( et son célèbre Cairn )et La Jument ( et son courant terrible )


Site municipal: http://www.larmorbaden.com/