Le Tire - Bouchon

se prend à la gare SNCF d' Auray à 14 km de Locmariaquer.
il permet de visiter la Presqu'île de Quiberon ou de s'embarquer vers les îles comme Belle-Ile


L'itinéraire

Pour quelques euros, ce train permet de rejoindre Quiberon en 45 minutes en oubliant les bouchons pour aller ou revenir de la presqu’île.
 Ce petit train dessert sept gares jusqu’à Quiberon dont celle de l’Isthme, ce passage étroit battu des deux côtés par la mer à marée haute


.Gares desservies:
 Belz-Ploemel, Plouharnel-Carnac, Les-Sables-Blancs, Penthièvre, L'istme, Kerhostin, Saint-Pierre Quiberon
Horaires:
De 8h54 à 21h40 :  entre 10 et 11 départs par jour.

D’autant qu’il est possible de rejoindre Auray par le train depuis Paris, Rennes, Nantes ou Quimper avant de filer vers Quiberon et .. .
il est possible d’emmener sa bicyclette dans le train et de découvrir la presqu’île autrement
      

Jusqu'en 2009  les trains circulaient tous les jours de juillet et août.
Devant le succès de la formule, le Conseil Régional a étendu en 2010 l’offre aux derniers week-ends de juin
et aux premiers de septembre.

Pratique  : rubrique “bons plans” pour avoir les horaires et les conditions tarifaires.
 www.ter-sncf.com/bretagne,
 contacter les offices de tourisme d'Auray

Vidéo à consulter
http://youtu.be/W1T1J9dexOY

Un peu d'histoire en quelques dates

15 juillet 1879 : La ligne Auray - Quiberon est déclarée d'utilité publique, notamment pour la desserte des établissements de pêche et de Belle-île.
Février 1880 : début des travaux alors estimé à 4,6 millions de francs.
24 juillet 1882 : inauguration de la ligne.

1906 : fin de l'exploitation en navette pour les voyageurs.
6 mars 1972 : suppression du service omnibus. En été, deux trains en provenance de la capitale continuent à circuler, l'un de jour, l'autre de nuit.
1980 : le Sivom (syndicat intercommunal à vocations multiples) du Pays d'Auray
 prend en charge deux allers-retours pendant l'été.
1983 : 6 navettes sont mises en place entre Auray, Plouharnel-Carnac et Quiberon
1985 : naissance du Tire-bouchon.
 39 000 voyageurs ont emprunté la ligne.
1er février 1988 : fermeture de la ligne au trafic de marchandises.
1996 : dernière circulation du Paris -Quiberon de jour.
1998 : le Tire-bouchon circule tout l'été avec dix allers-retours par jour -
2003 : dernière circulation du Paris - Quiberon de nuit.
2004 : le conseil régional, en charge du transport ferroviaire, met en place une desserte matinale pour répondre aux attentes des travailleurs saisonniers.
2006 : Le Tire-bouchon a 20 ans.
Pour fêter l'événement, un mariage est organisé dans le train.
2007 : réouverture de la gare de Plouharnel par la commune avec le Pays d'Auray et la SNCF comme partenaire.
2008 : circulation supplémentaire sur deux week-ends de juin et septembre. Réouverture de la gare de Saint-Pierre-Quiberon.
2011 :
140000 C'est le nombre de voyageurs enregistrés sur la ligne du Tire-bouchon

En 2013
Sa saison commence le  6 juillet  2013

  le "Tire-bouchon" 
Tous les jours de fin juin à fin août ainsi que les week-end en juin et septembre
Il dessert toutes les gares de Auray à Quiberon jusqu'à 10 fois par jour.
Tarif forfaitaire de 3,10€ pour un aller simple
Carnet de 10 tickets : 21.50€. Gratuité enfants de moins de 4 ans. 
En 2012 , la ligne a attiré plus de 153 000 voyageurs soit 7% de plus qu'en 2011
En 2011 2 relais des offices de tourisme s'installent en gare de Plouharnel et de Saint-Pierre Quiberon
            Consulter les horaires du tire-bouchon

Reportage en 2012

Le Tire-bouchon, un train pas comme les autres
Depuis 1985, il relie Auray à Quiberon :
un voyage agréable entre terre et mer.
En 2011, 140 000 personnes ont utilisé ce moyen de transport qui évite les bouchons de la presqu'île.
À raison de 10 allers-retours par jour, le Tire-bouchon dessert les gares et haltes
de BeIz-Ploemel, Plouhamel-Carnac, lei Sables blancs, Penthièvre,
l'Isthme, Kerhostin, Saint-Pierre et Quiberon.
Ticket aller-retour : 5,10€

On  croirait la ligne Auray-Quiberon presque abandonnée avec son ballast plein d'herbes folles et pourtant,
elle est bien active à la belle saison.
« Prochain arrêt, Ploemel-Belz », prévient la chef de bord dans son micro.
Le wagon vibre, grince et s'ébranle finalement.
Ville et campagne défilent par la fenêtre.
En route vers la mer.
Le Tire-bouchon, c'est le nom du TER qui relie Auray à Quiberon, via BeIz-Ploemel, Plouharnel-Carnac, les Sables blancs, Penthièvre, l'Isthme, Kerhostin et Saint-Pierre.
Quelques minutes plus tard, premier arrêt.
L'heure est matinale, les passagers sont peu nombreux.
 Coups de sifflet sur le quai, les portes se ferment. Le train klaxonne et puis repart.
Changement de décors
Après la gare de Plouharnel, la campagne cède la place aux paysages côtiers.
Le spectacle est à portée de vitre.
Aux Sables Blancs et à Penthièvre, la calme baie de Plouharnel s'offre au regard sur la gauche.
Un peu plus loin sur la droite, l'océan Atlantique apparaît, moutonnant à perte de vue.
Et puis vient l'Isthme, si étroit que le train semble effleurer l'eau.
C'est sans doute le passage préféré de Ronan, l'un des conducteurs du Tire-bouchon.
« Le cadre est vraiment magnifique. »
Les arrêts de Kerhostin et de Saint-Pierre dépassés,
la voie file ensuite toute droite jusqu'à la pointe de la presqu'île.
« Nous arrivons à Quiberon, notre terminus, claironne une dernière fois la contrôleuse.
Nous espérons que vous avez effectué un agréable voyage
Fin de journée .Retour vers Auray
La journée à la plage terminée, il faut penser au retour sur le continent ! !
. Sur la route, les voitures s'embouteillent. Un problème qu'ignore le Tire-bouchon.
Sur sa voie unique, il lui faut seulement 45 minutes pour rallier Auray depuis Quiberon.
En 2011, 140 000 personnes ont préféré ce moyen de transport.
Un gros sac sur le dos, Charles, le visage en sueur, grimpe de justesse par la dernière porte ouverte du train. « J'ai couru depuis le centre vilIe », halète-t-il, affalé sur son sac.
« C'était moins une », le gronde gentiment Bérengère, la chef de bord.
La chef de bord.
Étudiante à Nantes, la jeune femme de 19 ans débute dans le métier.
« J'ai commencé il y a deux semaines comme saisonnière.
C'est un travail très intéressant et parfois assez physique,
 quand il faut aider les gens à décharger leurs valises  ou leurs vélos.
 L'ambiance sur Tire-bouchon est un peu particulière.
Les passagers sont en vacances. ils ne sont pas stressés par le temps qui passe,
mais plutôt le temps  qu'il fait
"

Reportage en 2013
L'entrée en gare du Tire-bouchon annonce l'été
A deux, c'est mieux !

Le Tire-bouchon est le fruit d'un partenariat entre la SNCF et le conseil régional de' Bretagne.
 « La SNCF transporte », explique Thierry Chaplais, directeur de la communication à la SNCF et
« le conseil régional détermine le nombre de train, le tarif, achète le matériel... », complète Mathieu Bébin, chargé de la Concertation pour le transport public en Bretagne du conseil régional.
En juin, il a commencé à circuler seulement les week-ends.
 La cadence est montée d'un cran le 1e, juillet. Depuis le 6, il effectue dix allers-retours par jour
Vacanciers et saisonniers
La première mission du Tire-bouchon comme son nom l'indique c'est de désengorger la route des plages vers Plouharnel, Saint-Pierre-Qu¬beron, Quiberon et Belle-lie.
 « Mais les trains sont aussi une réponse pour les gens qui travaillent sur la presqu’ile en saison, insiste Thierry Chaplais. On peut arriver avant 8 h à Quiberon et quitter la Presqu'ile à 21 h 30. ».
 L'itinéraire compte sept haltes et gares. entre Auray et Quiberon.
 Côté tarifs, ils sont également adaptés selon le profil du voyageur :
 le pass saison est à 104 E
 Le billet aller c'est 3,10€
 « sachant que. Chaque voyage est subventionné par le conseil régional qui supporte 80 % du coût réel du voyage » précise Mathieu Bébin.
 En achetant un carnet de 10 tickets, le voyage revient à 2,15€.
 Il est gratuit pour les moins de 4 ans.
De l’emploi
La mise en service du Tire-bouchon c'est aussi de l'emploi en plus.
 Six contrôleurs sont embauchés en CDD.
 Au total entre le service de vente, d'escale, vingt-cinq postes sont occupés pendant l'été
 pour faire avancer le Tire-bouchon.
 « Et l'ambiance y est particulière » souligne Florence Kerbrat-Copy, chef de gare à Auray.
 « Les conducteurs qui descendent de Rennes sont ravis de venir travailler ici…
Innovant
Et dans les gares et les haltes on se démène aussi pour que te voyageur soit content.
 
Chaque jeudi, ils dégustent des produits locaux en gare de Quiberon.
 Autre innovation, en partenariat 'avec l'Afpa de Saint-Goustan,
 des cabines de plage et des barques vont décorer la gare d'Auray.
« Nous avons d'autres projets, comme celui d'installer un guide touristique à bord, explique Florence 'Kerbrat-Copy, ou encore de lancer un concours photo. »
À venir
Pourquoi ne pas lancer le Tire-bouchon à l'année ?
 Dans le pays d'Auray, c'est l'Arlésienne.
 Le pays d'Auray planche actuellement sur son schéma de déplacement.
 Développer l’offre du Tire-bouchon est une des pistes défendues par certains.
« Cependant, le train que nous mettons en place l'été dans le pays est un train
 qui circule à Rennes reste de l'année.
 Tous nos trains sont utilisés à 100 /100.
Si on veut le Tire-bouchon à l'année, on tire un TER ailleurs en Bretagne..

Ouest France Juillet 2013 Delphine Landay