Un aperçu de son aspect extérieur: vidéo: cliquez

 

      A l'intérieur

                                       Située au centre du bourg, elle semble rameuter toutes les maisons autour d'elle. Bien intégrée, il faut  obligatoirement la contourner pour accéder aux commodités du centre : ce qui permet de l'admirer sous tous les angles.

De la construction romane, édifiée entre 1082 et 1120, il reste, aujourd'hui, le transept et le choeur.Cette partie ancienne présente, à l'extérieur, des murs en petit appareil archaïque :

moellons romains cubiques, briques éparses et rangées de briques intercalées d'origine romaine. Chaque croisillon du transept présentait une absidiole ; elles ont disparu, mais on découvre la trace de l'une d'elles côté Nord.
Deux petites fenêtres, du type meurtrière, ont été bouchées sur les croisillons Nord et sud. Ce type de fenêtre, avec cintre taillé dans une seule pierre formant linteau, est caractéristique du XIe siècle ; on en voit un modèle au fond de l'abside semi-circulaire en cul-de-four.
Les murs latéraux et la façade ont été érigés en 1835.

. Sur la façade, on lit l'inscription : HIC DOMUS DEI (ici est la maison de Dieu)
La porte sud est protégée par un porche en avancée, dont leplafond de bois a été supprimé en 1988 ; ce qui a laissé apparaître un éL'intérieur de l'église présente le plus grand intérêt dans sa partie romane : transept et abside ont été inscrits à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 24 avril 1925. Les quatre piles, formant le carré du transept et soutenant le clocher, sont renforcées de colonnes engagées, pour recevoir le second rouleau des arcs en plein cintre.

 Dans le choeur, une voûte sur doubleaux précède le cul-de-four . Les chapiteaux, au nombre de dix, sont remarquablement ornés : anneaux formant collerette, têtes de bélier, feuillages, palmettes, crossettes, algues marines. Sept des colonnes, qui supportent les chapiteaux, sont sculptées à la base.

 Les piliers de la nef sont dépourvus d'ornements-


 Les autels latéraux, datant du XV° siècle, ont été restaurés dans les années 1960.
cusson portant les mots : HAEC PORTA COEU (ici est la porte du ciel).

L'intérieur de l'église présente le plus grand intérêt dans sa partie romane : transept et abside ont été inscrits à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 24 avril 1925. Les quatre piles, formant le carré du transept et soutenant le clocher, sont renforcées de colonnes engagées, pour recevoir le second rouleau des arcs en plein cintre.

 Dans le choeur, une voûte sur doubleaux précède le cul-de-four . Les chapiteaux, au nombre de dix, sont remarquablement ornés : anneaux formant collerette, têtes de bélier, feuillages, palmettes, crossettes, algues marines. Sept des colonnes, qui supportent les chapiteaux, sont sculptées à la base. Les piliers de la nef sont dépourvus d'ornements-
 Les autels latéraux, datant du XV° siècle, ont été restaurés dans les années 1960.
Près de l'entrée sud, se trouve, inclus dans le mur, une superbe bénitier de granit orné de feuillages et de raisins ; il remonte au XV° siècles et est classé.
 Au fond de l'église, le dallage recèle un morceau de pierre tombale,  où l'on devine l'inscription dégradée : Priez pour elle 

 Au total, douze fenêtres assurent l' éclairage: cinq de chaque côté plus un oeil-de-boeuf en façade et une fenêtre-meurtrière au fond de .l'abside. En 1960, elles ont été pourvues de vitraux modernes  oeuvres de Rault, verrier à Rennes.
                        
  
. Alors que les motifs des sept vitraux de la nef et du transept relèvent de l'art abstrait, les cinq vitraux du choeur présentent des images figuratives et concrètes : -bateau et poissons (pêche), -épis de blé (agriculture), -anagramme
ND K (pour Notre-Dame de Kerdro), -bouquet de tuiles (ostréiculture), -dolmen et menhir (mégalithes). Ces vitraux font l'admiration de la plupart des visiteurs pour leur grande sobriété et leur luminosité remarquable.
L'orgue polyphone " Louis Debierre "
Dans la partie gauche du transept de l'église se trouve un petit orgue de choeur.

Il en existe beaucoup( environ 600 ) en France et en Outre -mer
.
Louis Debierre - son créateur- (1842-1920) était facteur d'orgue à Nantes.
Sa biographie:  Cliquez:
 Vers la fin de XIX °siècle, les harmoniums commençaient à se répandre et il a voulu créer des petits orgues portatifs de série, moins encombrants et à des prix relativement réduits. Dans ce but, il a inventé des tuyaux d'orgue polyphones:
certains sont dotés d'un système ingénieux qui multiplie leurs possibilités.
Les orgues polyphones DEBIERRE ont connu un succès certain, avec plus de 500 instruments fabriqués.
Ils vieillissent convenablement, avec un entretien réduit, dans la mesure où ils sont correctement protégés de l'humidité, ce qui n'est pas toujours le cas dans les églises.
 Celui de Notre-Dame de Kerdro fait partie des instruments qui n'ont pas trop subi l'outrage du temps,
 mais n'ayant pas été entretenu depuis longtemps.
Il le sera au cours de l'année 2011 par  la manufacture d'Orgues Robert Frères, associés à Bernard Hurvys .
D'où vient-il?
Il a voyagé.... Initialement il portait le numéro OPUS 127 et vendu en 1894 , pour la somme de 3000 francs
aux sœurs de la Miséricorde à Sées dans l'Orne.
Les Sœurs ayant décidé de le vendre, il fut repris par la manufacture début de 1920 et remis à neuf sous le numéro 291.
 Il fut revendu au Recteur de Locmariaquer, l'abbé Julien LE PORT, et expédié le 25 août 1920. à Locmariaquer

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