
Essai de biographie
Henri Edouard Ezan est né le 30 avril 1904
à Locmariaquer, rue de Lafayette,
dans la maison familiale (actuellement N°32).
Héritier d'une famille de marins originaire du village de l'Angle (St-Philibert)
ce fut son grand-père Jean-Baptiste EZAN
qui vint s'installer au bourg de Locmariaquer et fit construire la maison
familiale rue de Lafayette en 1854.

Sa maison natale telle
qu'elle se présente actuellement
Ses études
Henri EZAN fait ces études de navigation à Nantes (école d'Hydrographie) et
obtient le brevet
de Capitaine au long cours le 14 août 1931.
Il embarque comme lieutenant à la Compagnie Aéropostale sur les avions qui
transportent le courrier
d'Amérique du Sud de Dakar à Natal.
Il suit la filière des officiers au long cours de cette compagnie,
lieutenant,
second puis
commandant d'aviso,
pour accéder ensuite au stage de navigateur aérien, effectué à Marignane en1936.
En mai 1936, il reprend la ligne Dakar-Natal sur les hydravions en tant
que navigateur.
L'hydravion "La Croix du sud"
Carte postale honorant Jean Mermoz
Sa 18e traversée à bord de l'hydravion " La
Croix du Sud ".
Le 7 décembre 1936
Il l’accomplissait en compagnie de Jean MERMOZ,
inspecteur général et pilote de
la Cie Air France,Alexandre PICHODOU,
un autre Breton de Plouigneau (Finistère) second pilote,
Edgar CRUVEILHER, radio-navigant,
Jean LAVIDALIE, mécanicien-navigant, à bord de l'hydravion « La Croix du Sud »
"La Croix du Sud", l'hydravion quadrimoteur effectue un faux départ en raison
d'une fuite d'huile.
Après réparation, l'appareil décolle, emportant vers leur destinée son
équipage.
Quelques heures après, c'est le dernier message:
" Coupons moteur arrière droit".
On peut raisonnablement penser aujourd'hui à une rupture de l'arbre d'hélice
de ce moteur arrière droit qui avait donné du souci au décollage.
Cette hélice, se détachant, aurait-elle percuté et profondément cisaillé, voire
coupé le fuselage
au moment même où Edgar Cruveilher lançait son dernier message ?
Nul ne peut confirmer ou infirmer cette hypothèse plausible avec certitude
.L’hydravion s’abîme dans l'Atlantique Sud.
. On ne devait jamais les retrouver.
Tous ces hommes courageux et passionnés n'avaient pas 40 ans.
Obsèques nationales
Ils eurent droit à des funérailles nationales le 30 décembre 0936, à Paris.
Henri EZAN était considéré comme un professionnel hors pair.
Citations de l’époque
- Le 11 décembre 1936, Monsieur Pierre COT, Ministre de l'air, déclare :
« Mermoz grand pilote parmi les plus grands pionniers de la voie aérienne de
l'Atlantique Sud concentre
sur sa personne l'admiration unanime des aviations françaises et
étrangères.
Ses compagnons, Pichodou, Cruveilher, Lavidalie, Ezan partagent sa gloire... ».
- Le le 19 décembre 1936 , Paul MARMONT écrit dans le journal « Miroir du
Monde » :
« Avec lui (Jean Mermoz), le 7 décembre dernier Pichodou, second pilote,
Ezan, navigateur, Cruveilher, radiotélégraphiste, Lavidalie, mécanicien, ont
péri.
Par dessus les flots, refermés sur leur tombe marine, leur souvenir impérissable
flotte comme un nimbe glorieux.
Il est des morts dans lesquelles un pays cherche et trouve des raisons de vivre.
Leur mort est de celle-là ».
Racines locmariaquéroises
Monsieur Lucien CAMPAN -l ocmariaquérois- parent par alliance d'Henri EZAN (au
moment de sa disparition il avait 13 ans),
près duquel des informations ont été recueillies se souvient :
« Je me rappelle très bien de lui, sa profession lui conférait un très
grand prestige qui n'atteignait ni sa modestie ni sa gentillesse ».
Aujourd'hui-en juin 2008-, près de 71 ans après sa disparition, La
municipalité honore la mémoire de cet enfant de Locmariaquer
en associant son nom à cette nouvelle rue de la commune qui relie l’anse de
Talhir à la plage de La Falaise.

Photo prise à la sortie du Camping municipal dans le sens
Falaise- Talhir
Sources:
-article paru dans le bulletin municipal: eté 2008- N°48 sous la signature de J.
Madec
- différentes recherches effectuées sur le web