Une  découverte récente :

Lundi 7 avril 2015

Un mur gallo-romain mis au jour dans une propriété
Origine de la découverte
Lors de travaux de réfection du mur de la propriété de Maryvonne Le Nalio,
 l'entreprise chargée des travaux a découvert un muret de cinq rangées de pierres datant de l'époque gallo-romaine.
Cette découverte a eu lieu au croisement de la rue Lafayette et de la ruelle des Vénètes.

« Il y avait un mur de pierres existant datant du XIXe siècle qui commençait à gonfler et
 à se déformer légèrement, sans doute à cause du mur gallo-romain extrêmement dur et compact
 composé d'un mortier à base de chaux et de briques pilées qui se trouvait dessus »,
 explique Jacques Madec, adjoint au maire.
Il était sur place au moment de la mise à nu du mur et a fait arrêter les travaux.

L'importance du mur qui existait

« J'ai eu peur »
« Le mur est haut et était très bombé, j'étais inquiète. Un jour, alors que j'arrachais des mauvaises herbes,
 le sol, près du mur s'est dérobé sous mes pieds, j'ai senti que ça s'enfonçait, juste à la limite du mur.
 J'ai eu peur »
,
raconte Maryvonne Le Nalio.
« L'eau qui descendait du jardin coulait entre les deux murs,
 et comme le gallo-romain est beaucoup plus dur et imperméable, petit à petit, cela a dû provoquer un gonflement du mur du XIXe siècle
», explique Jacques Madec.
Des barrières et des planches en bois ont été placées devant ce muret de 10 m de long sur 70 cm de hauteur
 en attendant l'équipe d'archéologues du Ceram de Vannes
 (Centre d'études et de recherches archéologiques du Morbihan),
 avec Sébastien Daré, sous la responsabilité de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles).


Un muret de cinq rangées de pierres datant de l'époque gallo-romaine

Appel aux archéologues
« Les archéologues vont étudier le mur et regarder sa structure
. On n'arrive pas aux fondations qui sont sous la route.
 Ensuite, il faudra le protéger afin que le futur mur de clôture soit construit par-dessus en toute sécurité »,
 continue Jacques Madec.
 On reconnaît ces murs gallo-romains car à l'époque, ils alternaient les pierres rectangulaires et les petits cubes, et utilisaient un mortier spécial.
 « Certaines pierres ont été réutilisées pour construire le mur de clôture de la propriété au XIXe siècle, comme pierres de récupération. »
À gauche du mur, se trouvent un dépôt de coquillages sûrement d'époque, et des morceaux de poteries ou de briques.


 « On en saura plus quand les archéologues seront là. Ils vont tout nettoyer pour voir ce que cela peut être.
 On est en train de retrouver petit à petit les vestiges gallo-romains de la ville, ce qui va permettre d'étudier, d'avoir les dimensions du bâtiment, sa destination... »
D'après Ouest France du 04.04.2015

Mercredi 8 avril 2015

Les travaux sur le mur découvert


Les intervenants au travail

Un aperçu de son étendue et son enfouissement par rapport à la terre existante

Joli  travail de la pierre qui a résisté au Temps !!!!

 Les Premiers  résultats
  de l'équipe d'archéologues qui  sonde le mur gallo-romain

Mardi avrl 2015, dès 9 h 30, les archéologues du Centre d'études et de recherches archéologiques du Morbihan (Ceram) de Vannes ont nettoyé le mur gallo-romain découvert la semaine dernière.
 « C'est une très belle découverte. Pour l'instant, on ignore la hauteur du mur.
 On est satisfait de l'état de conservation, les pierres d'angles sont superbes,
 explique Alain Triste, président du Ceram.
 Le mur mesure finalement 7,40 mètres. Il est formé de petits moellons romains non rejointoyés au fer. »
L'intervention se fait avec l'accord du Service régional de l'archéologie.

Objectif
 L'objectif n'est pas de faire une fouille archéologique, mais un relevé des structures mises au jour.
« On fait deux petits sondages au pied du mur pour vérifier la présence d'éléments archéologiques
et connaître leur nature,
 explique Sébastien Daré, archéologue du Ceram.

 Des préceptes "romains" de construction très précis
Un tel mur est fondé profondément.
Les Romains avaient des préceptes de construction très précis ;
 ils faisaient des tranchées pour aller chercher un sol dur, sur lequel ils fondaient le bâtiment de manière à supporter une élévation très importante.
 Ce mur-là faisait partie des thermes et montait sûrement à 10 mètres. »
C'est un mur de bâtiment qui a dû rester très longtemps en élévation.
« Il faut imaginer que lorsqu'on arrivait par le port à l'époque antique, c'est le premier bâtiment qu'on voyait.
 Donc il devait être monumental, très bien décoré et devait impressionner dans le paysage.
 C'était la vitrine de la cité »
, précise Sébastien Daré.

A la loupe
L'équipe d'archéologues creuse la base du mur pour sonder.
 La terre est tamisée, les éléments susceptibles d'être d'époque antique sont mis de côté pour être nettoyés et étudiés.
 Il s'agit de fragments de sol, de murs, de pierres rayées ayant servi à affûter des outils,
 mais aussi des morceaux d'os, de porc, de veau, des coquillages...
 Cela permet d'en apprendre sur la nourriture locale et de marquer l'époque.

Un fragment de dalle provenant probablement du fond de la piscine des thermes,
 qui recevait des carreaux blancs. Il va être nettoyé et étudié.


 



Il y aura des prescriptions faites au maçon chargé de refaire le mur de clôture,
 afin de préserver cette découverte.

D'après Ouest France du 09.04.
2015


A l'époque romaine, Locmariaquer (Dariorigum,) fut sans doute une cité importante..
 Des vestiges existent ( plus ou moins dissimulés) et  témoignent de la vie qui y régnait.
--Des thermes :
situés entre l'église ND de Kerdro et la Ruelle des Vénettes - au centre du bourg- (bien dissimulés à l'abri des regards)
étaient alimentés par un aqueduc qui enjambait la rivière d'Auray.
Ce dernier
amenait l'eau du Bono jusqu'à Locmariaquer. (distance 10 km environ)
 Une dizaine de piles du pont sont encore bien visibles , à Rosnarho ,à Crac'h ,,(commune voisine de Locmariaquer ),sur la rivière d'Auray
 espacées d'un mètre environ (comme les grands aqueducs reconstitués comme celui de Carhaix).
 On a retrouvé  aussi du mortier romain compacté avec des fragments de pierres et de tuiles.
 L'ouvrage s'incurvait légèrement après la rive pour prendre la direction de Kerbirio -nom d'un village de la commune de Crac'h.
Une bouée dans la rivière balise les restes d'une pile encore visible à très basses eaux.
Des recherches sont en cours pour retrouver le tracé des canalisations.
 On peut se rendre sur place après autorisation obtenue par courrier auprès des propriétaires: se renseigner à l'office de Tourisme de Locmariaquer.

--Un temple:
sanctuaire sur lequel é été érigé la Chapelle St-Michel

--Un théâtre :
qui se trouve autour  du mur du cimetière et à l'intérieur de ce cimetière( dit ancien cimetière) .Un autre cimetière  (dit nouveau cimetière )situé
 près du site de "La table des Marchand(s)"à été créé
afin de supprimer l' ancien  et mettre à jour les fondations de ce théâtre.
 Mais il faut pour cela qu'aucune autorisation de sépulture ne soit donnée... et c'est loin d'être le cas. Pourquoi?
 En 1893 , le docteur  vannetais Gustavede Closmadeuc fouille le site: le cimetière était loin d'être complet.
Le  rapport  de ses travaux fait état "d'un vaste ensemble de gradins qui s'étendaient sur 80 mètres de
façade soutenus par trois murs courbes concentriques, séparés par une distance de 3,5 m
"
Évidemment, de nos jours tout a disparu sous le cimetière communal,.mais il reste de remarquables photographies prises lors des travaux d'exploration.
 On voit nettement le mur en forme d'arc de cercle.
On peut rêver qu'un jour ces vestiges seront rattachés au site mitoyen de "La Table des Marchand(s) " et constituerait un ensemble unique au monde
mais pour cela il faut impérativement que plus personne ne soit enterré dans l'ancien cimetière!


Autour du mur du cimetière en 1893


Ce mur en 2007 sert de séparation entre le cimetère et " La Table des Marchand(s)"

 
L'intérieur du cimetière en 1893 lors des fouilles faites à l'initiative de G.T.de Closmadeuc                                                           Le même en 2007

 Le plan réalisé par G.T. de Closmadeuc:
le cimetière est figuré par le rectangle, les fondations du théâtre l'encerclent.

   Il ressemblait a ceci ... sans doute.

Gustave Thomas de Closmadeuc (1828-1918)

Chirurgien de talent, républicain actif (trois fois conseiller municipal de Vannes), passionné de peinture,
historien pertinent, archéologue reconnu,
il fouilla Gavrinis, Er Lannic, Carnacl,   Locmariaquer...
En 1858, il est devenu membre de la jeune Société polymathique du Morbihan
(une société savante),  (créée en 1826) et qui ne compte alors que 49 membres.

Il y restera jusqu’à sa mort en 1918.
 Il en sera huit fois le Président (c’est le record) et
 l’un des plus féconds auteurs (plus de 80 articles).

Gustave de Closmadeuc mena toutes ses passions avec rigueur et humanisme