A l'époque romaine, Locmariaquer (Dariorigum,) fut sans doute une cité importante..
 Des vestiges existent ( plus ou moins dissimulés) et  témoignent de la vie qui y régnait.
--Des thermes :
situés entre l'église ND de Kerdro et la Ruelle des Vénettes - au centre du bourg- (bien dissimulés à l'abri des regards)
étaient alimentés par un aqueduc qui enjambait la rivière d'Auray.
Ce dernier
amenait l'eau du Bono jusqu'à Locmariaquer. (distance 10 km environ)
 Une dizaine de piles du pont sont encore bien visibles , à Rosnarho ,à Crac'h ,,(commune voisine de Locmariaquer ),sur la rivière d'Auray
 espacées d'un mètre environ (comme les grands aqueducs reconstitués comme celui de Carhaix).
 On a retrouvé  aussi du mortier romain compacté avec des fragments de pierres et de tuiles.
 L'ouvrage s'incurvait légèrement après la rive pour prendre la direction de Kerbirio -nom d'un village de la commune de Crac'h.
Une bouée dans la rivière balise les restes d'une pile encore visible à très basses eaux.
Des recherches sont en cours pour retrouver le tracé des canalisations.
 On peut se rendre sur place après autorisation obtenue par courrier auprès des propriétaires: se renseigner à l'office de Tourisme de Locmariaquer.

--Un temple:
sanctuaire sur lequel é été érigé la Chapelle St-Michel

--Un théâtre :
qui se trouve autour  du mur du cimetière et à l'intérieur de ce cimetière( dit ancien cimetière) .Un autre cimetière  (dit nouveau cimetière )situé
 près du site de "La table des Marchand(s)"à été créé
afin de supprimer l' ancien  et mettre à jour les fondations de ce théâtre.
 Mais il faut pour cela qu'aucune autorisation de sépulture ne soit donnée... et c'est loin d'être le cas. Pourquoi?
 En 1893 , le docteur  vannetais Gustavede Closmadeuc fouille le site: le cimetière était loin d'être complet.
Le  rapport  de ses travaux fait état "d'un vaste ensemble de gradins qui s'étendaient sur 80 mètres de
façade soutenus par trois murs courbes concentriques, séparés par une distance de 3,5 m
"
Évidemment, de nos jours tout a disparu sous le cimetière communal,.mais il reste de remarquables photographies prises lors des travaux d'exploration.
 On voit nettement le mur en forme d'arc de cercle.
On peut rêver qu'un jour ces vestiges seront rattachés au site mitoyen de "La Table des Marchand(s) " et constituerait un ensemble unique au monde
mais pour cela il faut impérativement que plus personne ne soit enterré dans l'ancien cimetière!


Autour du mur du cimetière en 1893


Ce mur en 2007 sert de séparation entre le cimetère et " La Table des Marchand(s)"

 
L'intérieur du cimetière en 1893 lors des fouilles faites à l'initiative de G.T.de Closmadeuc                                                           Le même en 2007

 Le plan réalisé par G.T. de Closmadeuc:
le cimetière est figuré par le rectangle, les fondations du théâtre l'encerclent.

  

Gustave Thomas de Closmadeuc (1828-1918)

Chirurgien de talent, républicain actif (trois fois conseiller municipal de Vannes), passionné de peinture,
historien pertinent, archéologue reconnu, il fouilla Gavrinis, Er Lannic, Carnacl, ocmariaquer...
En 1858, il est devenu membre de la jeune Société polymathique du Morbihan(une société savante),  (créée en 1826) et qui ne compte alors que 49 membres.
Il y restera jusqu’à sa mort en 1918. Il en sera huit fois le Président (c’est le record) et l’un des plus féconds auteurs (plus de 80 articles).
Gustave de Closmadeuc mena toutes ses passions avec rigueur et humanisme