
et les mégalithes de Locmariaquer.
Zacharie Le Rouzic, issu d'une famille
nombreuse et modeste de neuf enfants, est né en 1864 à Camac .
Rien ne le destinait à l'étonnant parcours d'archéologue, fouilleur, chercheur
qu'allait devenir sa vie.
Naissance de sa vocation
En 1873 arrive à Camac un écossais, James Miln de Wood-hill spécialiste en
archéologie, attiré par la profusion des monuments mégalithiques de la région.
Tout d'abord Miln va s'intéresser aux vestiges de l'établissement gallo-romain
de Bosséno sur lesquels il fera de nombreuses fouilles et ce jusqu'à sa mort en
1881.
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Afin de l'accompagner et de l'aider dans ses recherches, Miln engage un jeune
camacois d'une dizaine d'années, Zacharie Le Rouzic qui, dans un premier temps,
va porter son matériel d'aquarelliste. Remarquant l'intérêt du garçon pour les
travaux qu'il effectuait, Miln va l'initier avec rigueur et précision à ses
différentes activités scientifiques, Parallèlement à ses campagnes d'exploration sur le site de Bosséno, l'archéologue écossais va s'enthousiasmer pour les nombreux monuments du néolithique qui parsèment la campagne camacoise. Il est accompagné dans tous ses déplacements par celui qui est devenu au fil du temps son assistant et qui, après sa mort continuera l'important travail de fouilles, de sauvetage, de restauration des dolmens, alignements, menhirs, sur Camac bien sur, mais aussi sur tous les lieux mégalithiques de la région, |
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Les Débuts du musée d'archéologie
Miln meurt en 1881 à Glasgow ayant fait don de ses découvertes à la commune.de
Carnac
Son frère ouvre un musée et le jeune Le Rouzic alors âgé de 18 ans en devient le
gardien sous la direction du maire de Carnac.
A partir de ce moment, Zacharie
chercha lui-même ; il acquit de nombreuses haches polies ( Men Gurun) (pierre de
tonnerre) découverts par les cultivateurs de la région.
Il entreprit dès lors à
son propre compte, avec de faibles moyens financiers, des fouilles méthodiques
et rationnels, réellement scientifiques, non pas pour se procurer des bibelots,
mais pour s'instruire. La collection laissée par M.Miln ne comportait que peu
d’objets préhistoriques aussi, Zacharie décida aussitôt de l’augmenter.
Il recueillit des masses d’objets et il les classa avec soin, dolmen par dolmen
dans les vitrines du Musée.
Si de savants archéologues , lui faisait remarquer, que certains de ces objets
n’appartenait pas aux dolmens, il répondait :
« Vous êtes des savants, moi… je cherche, et ce qu’il y a de certain : c’est que
je les ai trouvés dans les dolmens »..
Avant lui.
Ce que Zacharie écrivait pour justifier ses différents travaux::
"De tout temps on a fouillé les dolmens pour chercher l'or qui se trouvait dans
quelques-uns d'entre •eux. Nous savons qu'une société s'était formée à Auray en
1811, pour exploiter l'or des dolmens de Locmariaquer et de la région, et
qu'elle avait trouvé une trentaine de brassards en or martelé. Après cela, et la
découverte dé deux nouveaux brassards à Roch-Guyon (Rondossec), dans la commune
de Plouharnel en 1849, une foule de chercheurs de trésors s'étaient jetés sur
ces monuments, quelques-uns même faisaient sauter les tables de recouvrement à
la mine. D'autres mieux intentionnés firent faire des fouilles plus sérieuses,
pour ramasser les objets qu'on y trouvait. Ces recherches étaient faites sans
soins ni méthode ; on bousculait les monuments en enlevant les pierres de calage
des supports; ceux-ci tombaient, entraînant la chute des .tables qui les
recouvraient. C'est ainsi qu'on a fouillé et ruiné la plus grande partie de nos
monuments, sans aucun égard pour leur conservation. A ce sujet il est
intéressant de lire, dans les Bulletins de la Société Polymathique du 'Morbihan,
les rapports de ces fouilles, et de voir en quel état étaient laissés les
monuments. Il en reste encore aujourd'hui des masses dans cet état de
délabrement; les dolmens des Iles aux Moines et d'Arz en sont les plus beaux
exemples"
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Les Démolisseurs à
l'ouvrage. |
En
1891 , Zacharie achète son premier appareil photographique. .Photo prise par Zacharie Le Rouzic entre 1900 et 1910 ( extraite de du Bulletin N°34 de la Société d'Archéologie et d'Histoire du Pays de Lorient: adresse:http://www.sahpl.asso.fr):on voit les 2 carriers démolissant un dolmen: pratique banal pour l'époque!.La dalle de couverture est déjà au sol!Les 2 ouvriers sont bien outillés: massette,burin, masse, levier... C'est apparemment sans aucun état d'âme qu'ils détruisent ce monument qui n'est qu'un tas de cailloux utilisables:empierrer une route,construire une maison, un muret... Monument ,vestige d'une civilisation est perdu à jamais.
Que ce soit les catholiques s'acharnant sur "les temples des faux dieux issus d'un culte sanguinaire" , les chercheurs d'or, le remembrement... les acteurs -démoliseurs ont fait disparaître des monuments témoins d'une civilisation qui nous interpelle aujourd'hui.(Lire autres exemples de saccages) |
En 1901, il écrit une petite brochure : "Les monuments mégalithiques de Carnac et
de Locmariaquer, leur âge ,leur destination ",opuscule qui comportait 5 vues et
une carte itinéraire.
Il exposait que ces monuments n’étaient pas aussi éloignés de nous qu’on le
supposait au début, mais qu’ils appartenaient à cette période énéolithique :
période de transition de la pierre au bronze et que certains de ces monuments
ont continué dans la région pendant tout l’âge de bronze.
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Conservateur du musée archéologique de Carnac et prospecteur. |
Ses travaux de classement
de monuments historiques
Il est a l’origine du classement, comme monuments historiques, d'environ
120
dolmens et menhirs.
.Pour Locmariaquer,
il fit classer :
Le dolmen de Kerlud –20
avril 1927 ;
Le dolmen de Kercadoret –11septembre 1929 ;
Tumulus et dolmen de Er-Grah –16 janvier 1935 ;
les 1er et 2ième Dolmens de Kerdaniel-9 mai 1938 ;
Le dolmen de Coët-Courzo-9 mai 1938 ;
La fosse ovale et ruine du dolmen de Tal-er-len –9 mai 1938 ;
le menhir couché du Bronzo – 9 mai 1938.
Fouilles et restauration
Quelques 130 monuments furent fouillés ou restaurés par ses soins.
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Sur le territoire de la commune de Locmariaquer, |
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Ecrits et publications.
Il a publié également de nombreux articles dans différentes revues savantes
telles que Le Bulletin de la Société polymathique du Morbihan,
la Société
préhistorique française, la Revue des musées, la Revue pour l’avancement des
sciences,
le bulletin de la Société Française d’Archéologie …
(Sa bibliographie
compte une centaine d’ouvrages ou notes!).
Notamment sur Locmariaquer, en plus de son ouvrage de 1901, plusieurs notes
archéologiques sur:
-1908-le Tumulus Er-Grah et le Grnd Menhir ;
-1908-Locmariaquer.La tables des Marchand(s), ses signes gravés et ceux de la
Pierre Gravée de Mane-er-Hoeck ;
1911-Dolmen du Mané-Lud ;
:-1933-la découverte de 3 haches en diorite polie et une hache à talon en bronze.
Après sa mort.
Zacharie fit don de ses collections à la ville.En
1978 la Municipalité décide de transférer le Musée dans l'ancien presbytère.
Aujourd'hui :
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Le Musée de Préhistoire:J.Milm-Z.Le Rouzic |
En guise de conclusion...
Il faut rendre justice à Zacharie pour ses travaux et si, certaines
de ses restaurations effectuées semblent aujourd'hui assez" grossières"(
utilisation de béton),
il n'en demeure pas moins vrai qu'elles ont permis à certains monuments
d'être encore debout ou de ne pas être démolis( ( but du classement au
catalogue des Monuments Historiques).
On dit aussi " qu'il a favorisé les sites de Carnac par rapport à ceux de
Locmariaquer" mais ce sont les mauvaises langues qui en parlent!...
A l'heure actuelle ,en visitant la plupart des mégalithes de
Locmariaquer on ne peut constater que l'Etat les laisse à l'abandon et
n'entretient nullement ses "Propriétés".
Il serait grand temps de faire quelque chose!
Bibliographie :
Catalogue du Musée Archéologique JAMES MILN - ZACHARIE LE ROUZIC par MAURICE
JACK,son gendre,édité à Vannes (1942 ?)
Bulletin N°34 : 2005-2006 , de la SOCIÉTÉ D'ARCHEOLOGIE ET D'HISTOIRE DU PAYS DE
LORIENT- article GABY LE CAM