Thomas  COVILLE

Actualités en 2017

Lundi 13 novembre 2017
Sodebo s’offre la 13ième édition de la Transat Jacques Vabre

. En ralliant Salvador de Bahía après 7 jours 22 h 7 min 27 s de course,
 Coville et Nélias (Sodebo Ultim’) ont remporté la 13 édition de l’épreuve devant Josse-Rouxel.

d'aprés une photo de Jean-Marie Liot
Parfois, c’est dans les marges que se lisent les histoires.
Et là ce sont de vrais échanges, des impromptus, des inattendus.
Certes, lorsqu’arrive un bateau au terme d’une course au large,
 micros et objectifs se tournent vers les marins pas encoredébarqués, bateau à peine amarré.
 Ils n’ont pas encore mis un pied à terre qu’ils se doivent de raconter, expliquer, disséquer.

Hier matin, le 13.11.2017 sous le ciel gris de Salvador de Bahía, se présentèrent ainsi deux cas de figure.
 Les vainqueurs, souriants, méritants,larmes pas loin de l’œil d’un Coville extatique, relatant avec profondeur –
et non sans humour – le déroulement de cette 13ième
Transat Jacques Vabre. Une course âpre, dure, intense.
 Coville : « Une belle bagarre. On savait que ce serait un sacré mano a mano avec Jojo (Josse) et Thomas (Rouxel).
Et dès la première nuit, on a constaté que ce serait très chaud.
 On les a vus passer à notre vent. Quand ce bateau vous déboîte, il est beau !
Au large de Guernesey, les conditions étaient difficiles.
 Ils nous ont beaucoup impressionnés, ne levant pas le pied à bord d’un tout nouveau bateau.
 Ils ont voulu montrer qu’ils étaient là. »

Et même lorsqu’à la faveur d’une erreur tactique d’Edmond de Rothschild avant les îles Canaries
 ils passèrent en tête, la suite fut, aux dires de Coville, « infernale »
. Un enfer pavé de belles dispositions puisqu’au final il s’imposait avec son compère Jean-Luc Nélias après 7 jours 22 h 7 min 27 s de mer, record du tracé entre Le Havre et Salvador battu,
 à l’impressionnante moyenne de 22,92 nœuds.

Salvador de Bahia (Brésil). De notre envoyé spécial .Ouest France du 14.11.2018.
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15 juillet 2017

Thomas Coville a établi un nouveau record de la traversée de l'Atlantique en solitaire
 en 4 jours, 11 heures et 10 minutes
Il abaisse de presque 16 heures la marque établie par Francis Joyon il y a 3 jours
Le roi des records ! Thomas Coville (Sodebo Ultim),
déjà auteur du record du tour du monde en solitaire il y a 7 mois (49 jours),
 est devenu samedi le premier marin à réaliser la traversée de l’Atlantique en solo sous les 5 jours (4 j 11 h 10 min).
 Il a abaissé la marque de 15 h 45 min,
 établie il y a seulement 3 jours par son compatriote Francis Joyon (5 j 2 h 7 min).

Thomas Coville vient de passer la ligne au Cap Lizard après 4j 11h 10mn 23sec avec 15H 45mn 47sec d'avance !

Le navigateur de 49 ans a coupé la ligne fixée au cap Lizard (sud ouest de l’Angleterre) samedi à 17h29 GMT après avoir quitté New York mardi à 6h19 GMT, a annoncé samedi son équipe
. Sur les 4 dernières années, aucun marin n’avait réussi à battre ce record.

Pas moins de 17 records en solitaire
Coville a signé son 17e record en solitaire et inscrit son nom sur les tablettes de la traversée de l’Atlantique nord
 pour la deuxième fois.
 En 2008, il avait placé la marque sous les 6 jours (5 j 19 h 29 min).
Le Breton s’était donné pour objectif il y a quelques semaines d’établir un nouveau record en moins de 5 jours.
 Il est monté en pression après le départ inattendu pour une tentative jeudi 6 juillet de Francis Joyon (Idec Sport). Mercredi, son rival des mers a amélioré sa propre marque de 49 minutes dans ce défi lancé au dernier instant.
Joyon et Coville se trouvaient tous les deux à New York,
 à l’issue d’une course inédite entre 4 grands multicoques, les « Ultime », reliant Saint-Nazaire à New York.
 

Actualités en 2016

Lundi 26 décembre  2016

1- Le 5ième ! Le bon! Le MAGNIFIQUE..
tour de monde en solitaire à la voile de Thomas COVILLE
EN MOINS DE 50 JOURS :
49j3h7m3s!
Thomas Coville l'a réalisé...
Quel exploit !
Il en sera le détendeur pour bien longtemps...
Qui peut faire mieux ?

En savoir plus sur cet Exploit  et quelques commentaires  


Le 19 décembre 2016 :

Thomas Coville fait sauter les compteurs à l'Equateur

                  Record. Le skippeur du maxi-trimaran Sodebo met les watts et affole les chronos.
Il pourrait arriver entre le 26 et le 28 décembre 2016.
 Et sera là pour fêter la nouvelle année!
 

"Plus tu es proche du but, plus tu oublies l'avance que tu peux avoir, et plus tu es conscient de la fragilité et
de l'éphémère de chacun de nos records. "
 

Crainte de la météo. Crainte de l'avarie
qui peut survenir tant de l'intérieur que de l'extérieur du bord .
.
 Chat échaudé craint l'eau froide, et Thomas Coville a payé' pour le savoir au cours de ses quatre précédentes tentatives avortées de record en solo autour du monde.


Hier, alors qu'il venait de couper l'équateur et d'effectuer un retour très symbolique dans l'hémisphère nord,
 le skippeur du maxi-trimaran Sodebo se gardait bien de jouer les fiers
à bras..
 
en dépit des quelque cinq jours et Onze heures d'avance sur le chrono qu'il chasse et
 est encore détenu par Francis Joyon :

« Cette fragilité monte en pression, et je suis plus dans ce qui-vive que dans la projection de l'arrivée ",
 signalait-il.

Pour justifier sa prudence, le Trinitain se référait à la météo méchante qui l'accompagnera
 jusqu'au bout, jusqu'à ce passage tant virtuel que fantasmatique entre Ouessant et cap Lizard,
 annonçant que sa course au record allait s'achever
« dans des vents de 45 nœuds, avec une grosse dépression hivernale qu'il va falloir gérer. Jusqu'au moment ae couper la ligne, je resterai dans l'instant... "

 Un instant qui, si l'on s'en tient aux moyennes jusqu'alors affichées

devrait se situer entre le 26 et le 28 décembre 2016 quand la
dead line est fixée
 au 3 janvier peu après 4 heures du matin ...
 

Pour en arriver là, Coville à enchaîné les performances.
 

Bonne Espérance, record de l'océan In­dien, record du Pacifique sud, record équateur-équateur...
N'en reste plus qu'un à engranger. Le plus beau. Le plus grand, n'en déplaise à la noblesse

des autres.
 
« Cette entrée dans l'hémispère nord signifie plus la fin de la remontée, qui a été dure et éprouvante, que seulement de basculer dans l'hé­misphère nord et de rentrer ",
souligne­t-il,
 soufflant enfin, traçant sa route plein nord dans un pot au noir compréhensif après en avoir bavé et avant de retrouver .un alizé viril et sollicitant.
 

Marin, c'est aussi un job d'athlète de haut niveau.
Entendre 'celui-ci l'évoquer, tablettes de chocolat en abdos et musculature parfaitement dessinée,
 donne ainsi toute la mesure du travail effectué à bord:
« Sur I' Atlantique sud tel qu'on l'a eu, où vous passez de l'hiver à l'été, de 50 nœuds à 3 nœuds,
 où en permanence les conditions sont très changeantes, alors ces bateaux deviennent très exigeants
C'est au-delà du pilotage et de la stratégie, parce qu'il faut mouliner sur les winches,
 parce que les voiles sont très lourdes et les manœuvres difficiles ... "
 Vivement la maison. Les larmes de joie méritées ô combien

Article d' Olivier CLERC. Journal Ouest France du 20.12.2016


Le 6 novembre 2016 :
A l'assaut du record autour du monde en solitaire..
Pour profiter d'une formidable fenêtre méteo, il s'est élancé à 13h43.
Le Morbihannais vise l'Equateur en moins de 6 jours

Pour se faire il faut qu'il soit de retour à Brest avant le 3 Janvier 2017 pour battre le record détenu
 par un  autre Locmariaquerois Françis Joyon- record établi en 2008:
57 j 13 h 34 min 06 s

Un interview du 30.11.2016
 
Coville : « J’avoue que j’ai été pris à la gorge »

Record autour du monde.
Thomas Coville vient de signer la traversée la plus rapide de l’Océan Indien.
 En avance de deux jours sur le record de Francis Joyon.

Thomas, vous venez d’établir un temps référence sur la traversée de l’Océan Indien,
 qu’en pensez-vous ?
C’est vrai que c’est un très joli temps, je ne m’y attendais pas.
 Surtout que, quand on a démarré dans l’Océan Indien, on n’était pas sous les meilleurs auspices.
 Cela avait démarré très fort avec 30 à 40 nœuds de vent tous les jours, ce n’était pas facile, c’était même exténuant.
Puis tout de suite après, je suis entré dans une mer très formée, avec des creux de 7 à 8 m, voire 10 m.
 Là, ça a donné le ton, et j’avoue que j’ai été pris à la gorge.
 Et je n’avais pas trop le choix. Je peux vous dire que Sodebo (34 m), dans un port, il fait gros bateau,
 mais là, dans des vagues de 10 m, c’est une petite maquette.
 Et à mener seul dans ces cas-là, il n’y a aucune erreur possible, il faut être extrêmement concentré.

Vous avez quand même mis 23 h de moins que Francis Joyon sur ce même trajet !
On avait rattrapé un front, et jusqu’à ce matin (hier), je suis parvenu à rester devant ce front,
 soit quatre jours, à vitesse maxi, car je savais que c’était notre salut.
 Mais cette obligation de devoir être vraiment bon, ça met une pression énorme !
Au final, ça fait des vitesses élevées et ça fait des beaux résultats.
 Pourtant on a fait, avec Jean-Luc Nélias, mon routeur, une route plus longue.
 Mais, si j’ai pu gagner tout ce temps, c’est aussi, parce que j’ai un bateau plus récent,
 et qui va plus vite, même s’il est plus exigeant.
 Sur un tel bateau, si vous faites une toute petite erreur, ça devient tout de suite très compliqué.
 Par exemple au début de l’Indien, j’ai touché quelque chose sur le safran tribord et
j’ai dû aller jouer sur le flotteur pour intervenir et franchement c’est quelque chose pff… risqué, dangereux.
 J’étais attaché évidemment mais bon…

Par rapport aux autres tentatives, quoi de différent ?
On vieillit avec le sourire. Je me suis servi des autres tentatives, où je me lançais dans l’inconnu.
Là, on a très bien préparé le bateau et le projet pour pouvoir me libérer des soucis techniques
. Et puis, j’ai beaucoup travaillé sur moi.
J’ai pris du recul sur ce qui m’est arrivé, pourquoi ça m’était arrivé, pourquoi je me mettais dans des situations qui n’étaient pas les meilleures.
Et c’est là le gros progrès. Être dans une spirale de confiance, ça aide beaucoup à accomplir les choses.

En partant le 6 novembre, comme vous, les bateaux du Vendée Globe battent aussi les temps de passage…
C’est comme pour moi. D’abord la fenêtre météo était exceptionnellement bonne.
 Moi, je n’avais jamais eu de pot-au-noir où je ne m’étais jamais arrêté comme ça.
 Et puis, le deuxième paramètre, en quatre ans, les équipes du Vendée Globe ont aussi très bien travaillé,
 les bateaux vont plus vite, ils poussent plus fort et ils sont mieux préparés aussi.
 Mais il y a un fossé terrible désormais entre ceux qui le font pour finir et ceux qui le font pour la victoire.
Comme nous lors de nos premières tentatives avec l’ancien bateau.

Avec une telle avance, êtes-vous tenté de gérer un peu ?
Dans cette zone du monde, pour être honnête, ce n’est pas vous qui gérez. Ici, vous êtes juste toléré, juste de passage. On ne peut juste que prendre ce que la nature donne, et on fait du mieux que l’on peut avec ce que l’on a. Le dosage, c’est la nature qui le décide.

Recueilli par Jacques GUYADER. Journal Ouest France du 30.11.2016

A découvrir un documentaire de 52 minutes de BleuIroise:
Thomas Coville -Marin éclectique

http://www.letelegramme.fr/voile/en-images/documentaire-thomas-coville-marin-eclectique-19-12-2016-11338026.php

HISTORIQUE

Thomas Coville  est  né le 10 mai 1968 à Rennes

 et réside  " quand il est à terre  " à Saint Philibert dans le Morbihan.
Marié il est père de 2 enfants

Il a suivi les cours d'informatique à l'IUT de Lannion

 

Après avoir son échec d'améliorer  le record du tour du monde  en solitaire ( détenu par Francis Joyon ),
son prochain  grand défi : le 5 novembre 2011 à Alicante au départ d'un autre tour de la planète:
Tour du monde en équipage avec Franck Gammas sur GROUPAMA 4

 Le Portrait  du marin:

Découvre la voile avec ses parents sur un petit croiseur, un Pen Duick 600

Adhère, adolescent (1982), au club Laser de l'école de voile de Plérin (il est d'ailleurs toujours affilié à ce club des Côtes d'Armor). 
Prend part au Championnat d'Europe Junior.

Thomas Coville est un marin à la mode anglo-saxonne. Organisé, rigoureux, disponible,
 il ne met de côté aucun paramètre de sa préparation (y compris physique) et
reste très ouvert à tous les styles de navigation, et à tous les postes à bord, qu’il soit skipper ou équipier

Résultat, un cursus voile riche et varié, pour ce préparateur des débuts, qui, à 33 ans, a navigué à peu près sur tout ce qui flotte
: débuts en dériveur, puis monotypie, victoire dans Admiral’s Cup 1993, Coupe de l’America, Mini Transat…
En 1997, sa carrière prend un tournant en direction de la course au large avec le Trophée Jules Vernes à bord de Sport Elec.

 Puis c’est le 60 Pieds Open et ses victoires, et la préparation du Vendée Globe où il termine sixième.
En 2002, il passe sur trois coques toujours avec son fidèle partenaire Sodebo.

 Dès son arrivée dans le circuit, Thomas Coville a prouvé qu’il était dans le coup et c’est certainement sa superbe deuxième place
à The Transat qui récompense le mieux ses efforts… son meilleur résultat depuis deux ans, et pas des moindres.

Le palmarès de Thomas Coville.

Palmarès dans les courses nautiques

Tentatives de records
En solitaire

  • 2005 : Record de l’Atlantique d’Est en Ouest, (Cadix - San Salvador) en 10 jours 11 heures, 50 minutes 46 secondes

  • 2005 : record Miami - New York en 3 jours 05 heures et 12 secondes.

  • 2006 : record du tour des Îles Britanniques en 6 jours, 6 heures, 40 minutes et 31 secondes

  • 2008 : record de distance à la voile en 24 heures en solitaire sur Sodeb'O1 avec 619,3 milles parcourus.

  • 2008 : record de la traversée de l'Atlantique Nord à la voile (New York – Cap Lizard) en solitaire

  • 2008-2009 : tentative de record du tour du monde à la voile en solitaire Maxi Trimaran Sodebo en 59 jours, 20 heures, 47 minutes et 43 secondes
    (avec 2 jours, 7 heures et 13 minutes de retard sur le record de Francis Joyon)7.
    2011 : tentative de record du tour du monde à la voile en solitaire sur Maxi Trimaran Sodebo en 61 jours, 7 minutes et 32 secondes
    (avec 3 jours, 10 heures, 43 minutes et 26 secondes de plus que le record de Francis Joyon)8.
    2012 : record lors de la première tentative de la Transméditerranéenne en solitaire sur Maxi Trimaran Sodebo entre Marseille et Carthage (Tunisie)
     en 1 jour, 1 heure, 36 minutes, 36 secondes.
    2016 : Record de distance parcourue en 24 heures :
    714 milles à une moyenne de 29,75 nœuds. Thomas Coville devient le premier marin a passer la barre des 700 milles parcouru sur cette durée.9

    A son arrivée à Brest en 2008

En équipage

Les 8 commandements de Thomas.
Maîtriser l’allure
.
 Pour Thomas il faut aller vite mais sereinement, en prenant le temps de bien faire les choses.
Dormir, mais peu.
 En mer, celui qui gagne ne dort pas. Thomas Coville ne dort pas forcément la nuit,
 ce qui lui manque le plus. Il grappille des minutes de sommeil en quelques courtes sessions et se donne la plupart du temps à 200 %.
Garder une bonne hygiène.
 Se laver et se raser font partie pour Thomas du respect de soi qu’il faut réussir à s’imposer.
La sécurité, une priorité.
 Dès qu’il sort du cockpit, il s’attache avec un baudrier. Le respect de la sécurité et la performance sont étroitement liés.

Une équipe de choc.
 Elle fait la force de Thomas Coville. Une fidèle équipe à terre aide le marin à réaliser son rêve.
Consulter l’avis des météorologues.
Libre ensuite à Thomas d’en tenir compte ou pas et d’avancer selon ses propres prévisions.
Bien manger.
Thomas ne néglige pas sa nutrition à bord. Il emporte près de 80 kilos de nourriture,
nécessaires à l’énergie que la course requiert, comme les petits plats chauds de Sodeb’O.
Une garde-robe technique.
Le marin porte des vêtements de protection contre le froid, le chaud, l’humidité et le vent. Indispensables pour être bien

Sa préparation physique.

A quelle préparation physique procédez-vous avant le départ ?
Je m’entraîne tous les jours, je n’ai qu’une journée de repos par semaine.
 J’alterne entre les sorties footing, vélo, kayak, et je suis suivi par un ostéopathe.
L’entraînement dépend surtout de mon état physique du moment et de mes futurs besoins sur le bateau.
 Comme je perds pas mal de kilos sur le bateau, j’essaye de prendre en masse musculaire.
Côté mer, je navigue pour garder contact avec l’élément et s’il y a des bateaux à voir ou
 des départs auxquels assister je suis au rendez-vous, je suis curieux de nature. Mon équipe navigue aussi avec moi à l’année,
 c’est indispensable.

Quel est le plus gros du travail ?
La concentration.
Elle doit être permanente et elle est exténuante.
 Mais elle ne se prépare pas, c’est comme le sommeil. Il n’existe pas de boîte à bons points
 que l’on peut remplir en se disant je fais une cure, je dors pendant 15 jours et je suis prêt, à bloc.
 Les premiers jours sont difficiles, quand il faut sortir d’un rythme de terrien et se mettre dans le rythme du bateau.

Où puisez-vous l’énergie ?

Il y a l’énergie mentale.
 L’énergie psychologique doit réagir à toute éventualité pour pouvoir résister,
 j’y ai beaucoup travaillé ces dernières années. Le niveau d’énergie exigé dans ce genre de projets va très loin.
Il faut se pousser pour arriver mentalement à trouver le sommeil dans l’adversité, le froid, le bruit, et la gestion technique du bateau.
Il n’y a pas que de l’inné, il y a aussi beaucoup d’acquis.
Et il y a l’énergie physique.
 Ca ne me coûte pas de devoir m’entraîner physiquement parce que j’ai toujours eu cette discipline.
Je suis un athlète correct, sans être un grand sportif parce que la voile n’est pas un sport qui développe une spécificité physique

Sa personnalité.
Thomas, si tu étais ...?

Une date
 : le 30 Août 2004, lorsque j'ai aidé Cathy à accoucher Eliott.
Un objet
 : un trimaran de course
Un pays
 : le Tibet
Une ville
 : Prague, même si je n'y suis jamais allé

Un endroit
 : la Vallée des avales à Courchevel

Un climat : tempéré océanique²é
Un plat : langouste grillée avec un filet d'huile d'olive
Une boisson : un Château Latour Martillac
Un animal : un albatros
Une chanson
 : " concerto nº3 " de Rachmaninov
Un film
 : " Birdy " d'Allan Parker
Un livre
 : " L'existentialisme est un humanisme " de Jean-Paul Sartre
Un personnage
 : Marie Curie
Un vêtement
 : une paire de chaussette
Un bruit
 : le vent dans les arbres
Une couleur
 : le Bleu
Un parfum
 : de fin de journée l'été
Une qualité
 : la générosité
Un défaut
 : l'impatience
Une humeur
 : vraie

Son  bateau actuel.

Naissance d'un trimaran de course: juin 2006 - juin 2007

C'est en juin 2006 que Sodebo a lancé la construction d'un trimaran de 32 mètres au chantier Boat Speed au Nord de Sydney.

" Cette construction entre la France, l'Angleterre, les USA et enfin l'Australie a été une expérience inoubliable.
Construire ce bateau a été pour moi une des aventures humaines les plus passionnantes
" confie Thomas.
 Une aventure de près d'une année !

Le Maxi Sodebo dévoilait alors des mensurations uniques au monde pour un bateau de solitaire :
 32 mètres pour la coque centrale, soit 105 pieds, une surface de voile 25% supérieure à celle du trimaran 60 pieds Sodebo
et un mât de 35 mètres ornés de motifs aborigènes aux couleurs de l'Australie.
    

L'imagination des architectes Nigel Irens et Benoît Cabaret a eu pour seule limite de devoir créer un trimaran capable
de battre le record du tour du monde tout en restant contrôlable par un seul homme.

De ce subtil équilibre entre puissance et sécurité, le Maxi Trimaran Sodebo est né, avec ses formes originales,
une décoration ludique et ce long nez permettant de gagner en vitesse, stabilité et efficacité dans les déferlantes du grand sud.

Les caractéristiques du bateau

  • Mise à l'eau : juin 2007

  • Port d'attache : La Trinité sur Mer

  • Architectes : Nigel Irens / Benoît Cabaret

  • Calcul de la structure : John Levell

  • Dessins des appendices : Martin Fischer

  • Etudes hydrodynamiques : Yann Roux

  • Constructeurs : Boat Speed (Australie)

  • Longueur : 32 mètres (105 pieds)

  • Largeur : 16,55 mètres (55 pieds)

  • Poids en charge : 12 tonnes

  • Tirant d'eau : 2,50 mètres

  • Surface grand-voile : 237 m²

  • Surface génois : 233 m²

  • Surface grand gennaker : 336 m²

  • Surface gennaker medium : 280 m²

  • Surface code 5 (gennaker string) : 190 m²

  • Surface solent : 158 m²

  • Surface trinquette : 97 m²

  • Surface Foc ORC : 48 m²

  • Toutes les voiles sont en Cuben Fiber et en D4

  • Mât basculant : 35 m

  • Couple de redressement : environ 110 tonnes/mètre
     

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