Goeusse  Fabien Berger itinérant

Depuis quelques temps mois, vous avez pu voir un troupeau de brebis se déplacer sur les terrains du Conservatoire du Littoral.
 Ces brebis sont des Landes de Bretagne, une race menacée, à faible effectif.
 Aujourd’hui on dénombre environ 2000 brebis Landes de Bretagne dans le monde.
 J’élève ces brebis depuis plusieurs années dans un but de conservation, mais également avec l’ambition de pouvoir un jour devenir berger.
 Le berger, malgré une forte régression de ce métier durant les dernières décennies,
 occupe un rôle important dans notre société et dans la mise en valeur des paysages.

Questions
Quel goût aurait le comté du Jura si les vaches ne montaient pas en montagne à la saison ? Que seraient les pistes de ski sans les montées en estive des bergers dans les Alpes ?
 Le berger est gardien de l’espace et guide son troupeau
. Il entretient des espaces fragiles et préserve un patrimoine, ou l’inverse...
 Et si le littoral breton, lui aussi comme la montagne, avait ses transhumances, ses produits ?
Et si le pâturage des espaces naturels était une solution aux plantes invasives ?
 Le Mont Saint Michel a ses moutons, pourquoi pas le Golfe du Morbihan ?

Réponses
 J’ai choisi le pastoralisme itinérant car celui-ci me permet de vivre de mon activité tout en produisant une viande d’agneau de qualité
 Longtemps délaissé pour son petit gabarit et sa croissance lente, le mouton Landes de Bretagne produit une viande rouge et un gras fin, reconnus des restaurateurs.
 D’autre part, mon activité de berger sur le territoire apporte un outil d’entretien gratuit.
 Il s’adresse aux collectivités, aux institutions (la commune de Locmariaquer, le Conservatoire du littoral), mais elle peut également être une solution pour l’entretien des terrains de propriétaires privés.
 Les chèvres et les brebis sont des dé broussailleuses et des tondeuses vivantes, sympas et comestibles !

Conseil
 Pour votre santé : Mangez du gigot, sauvez mon boulot !

 Fabien GOEUSSE 1 route d’Auray 56740 LOCMARIAQUER
 06 13 86 91 43
fabien.goeusse@yahoo.f.

D'après  le bulletin municipal hiver 2015 de la mairie de Locmariaquer


Pour tout savoir sur Fabien et son métier consulter une suberbe vidéo:
( à Locmariaquer )
 https://youtu.be/S5D2ZzO2g4k


Un article   de 2016

D'après un article du journal Ouest France du 20.04.2016 de  Pierre WADOUX.
( Lors de son installation à Carnac)
Brouter fait passer le temps à l'ombre des menhirs

L'initiative
« Fillottes, fillottes, fillottes... »
 Le cri de ralliement fait mouche.
Le troupeau suit son maître comme un seul homme...
 Noires, blanches, dans la fraîcheur matinale, les brebis avancent à pas feutrés dans les pas de leur maître et berger, Fabien Goeusse.
Dans l'herbe tendre et la lande qui poussent paisiblement au pied des menhirs de Carnac, les voici à pied d'oeuvre...
 Visiblement, ces 51 brebis et leurs agneaux se régalent à l'ombre de ces mégalithes alignés là par la main de l'homme voici 6 000 à 7 000 ans.
 Ces bonnes vieilles pierres n'ont pas de quoi les impressionner.
 Il y a d'autres priorités : des mètres carrés à déguster à belles dents dans ce champ de menhir de Kerlescan, l'un des sites mégalithiques qui déroulent leur magie granitique sur plus de 4 km.
 Des brebis « Lande bretonne », qui reviennent de loin elles aussi.

Le bonheur total...
En 1995, la Bretagne n'en comptait guère plus de 200. L'espèce était menacée.
Mais les efforts pour redorer le blason de cette race rustique ont payé.
 Elles sont aujourd'hui 2 000, dont 200 à 300 bientôt à brouter sur les différents sites mégalithiques gérés, protégés et entretenus par le Centre des monuments nationaux (CMN),
à qui nos amies brebis doivent une fière chandelle... « Ici, c'est le bonheur total, pour mes brebis et pour le berger que je suis devenu voici quatre ans,
 confie Fabien. 
Je me suis formé en bords de Loire sur un programme d'entretien des berges du fleuve.
 Je me suis transporté en bord de mer et ça me va bien de travailler ici, à l'air libre, au pied des menhirs ».

Belle initiatine
Pour entretenir les espaces naturels qui environnent les sites mégalithiques,
 le Centre des monuments nationaux administré par Jacques Buisson-Catil, a joué les précurseurs.
 Il fut le premier, dès 1991, à introduire des moutons sur ces champs de lande rase, de genêts et d'ajonc,
 dont se régalent les animaux.
 « Nous disposons, bien évidemment d'outils mécaniques performants pour entretenir et défricher la végétation dans les alignements, 
explique Marc-Antoine Michaux, responsable de l'entretien au CMN.
 Mais rien n'égale l'entretien naturel des moutons. Ils prélèvent ce dont ils ont besoin, à leur rythme.
 L'emploi d'outils mécaniques, aussi performants soient-ils, nivelle l'environnement et finit par le dénaturer"
 Sans compter le spectacle que représente, la déambulation des brebis.
 Elles font le bonheur des visiteurs qui se pressent autour des menhirs.
« Les gens adorent,
 confirme Marc-Antoine.
 Les brebis passent d'un site à l'autre. Elles sont en soi une attraction ».
 
De Carnac à Locmariaquer et vice versa
Une transhumance journalière qui se joue de Carnac jusqu'à Locmariaquer
 où les brebis vont passer l'été et l'automne.
 Sous le contrôle de Fabien et d'Uggy, un bon vieux Border Collie rodé à la manoeuvre.
 « Bon, pour l'instant, sourit Fabien, Uggy est empêché. Il est en arrêt de travail ».
 Il sera sur pattes début mai pour conduire le troupeau à bon port.
 Cap sur Locmariaquer et son grand dolmen brisé...


Page réalisée le  10.01.2017