Maëlle Guéhennec-Gaillard

 Bio et huiles essentielles

D'après le journal Ouest France du 3.12.2016
Après des études à Paris et neuf ans d'exil,
 Maëlle Guéhennec-Gaillard, originaire de Plouharnel,
 a décidé de revenir en Bretagne pour vivre au milieu de la nature
:diplômée en stylisme, elle devient exploitante bio+

Les gens d'ici
Maëlle Guéhennec-Gaillard, originaire de Plouharnel,
 est partie faire ses études de styliste à Paris
. Après neuf ans d'exil, elle revient en Bretagne.
 En 2013, elle regarde un reportage sur « Tisane Anaïs »,
 qui produit et diffuse des tisanes avec ses plantes.
« Quand j'ai vu ce reportage, une évidence s'est imposée à moi. Le fait de vivre au milieu de la nature,
 de produire et d'échanger, a été décisif.
 Quand j'allais en vacances chez ma grand-mère,
 les odeurs de tisane qu'elle préparait me ravissaient.
 Ces souvenirs m'ont conforté dans le choix de ma nouvelle vie
», raconte Maëlle.
 Elle va donc suivre une formation exploitante agricole et obtient le brevet professionnel responsable d'exploitante agricole avec l'option maraîchage bio.

Déterminée
En 2014, elle part en Dordogne faire une formation en cosmétique Bio.
 À Pluvigner, elle fait un stage en aromatique médicinal chez Myriam Robreau.
« J'ai eu la chance de rencontrer Gérard Bensoussan, précurseur en pays bigouden de la culture de la marjolaine qui pousse en principe en Egypte.
 Il m'a aidé à mieux comprendre la culture des plantes médicinales. »
Puis, elle fait un tour de Bretagne chez différents producteurs de plantes.
 Avec ces expériences en poche, Maëlle décide, en 2015, de créer ses jardins.
Mais pour cela, il faut des terrains.

La terre
Après des recherches infructueuses, le maire de Locmariaquer Michel Jeannot,
 lui montre d'autres terrains qui lui conviennent, début 2016.
 En juin, elle signe un bail de fermage
. Les terrains sont situés entre Kéréré et Kerlud, certains sont protégés par des haies,
 d'autres font partie d'un landier. En tout, six parcelles qui représentent 1 ha et 770 m².
Nettoyage, défrichage, bouturage, plantation...
 Pour ses boutures, elle va chez Anaïs qui l'aide aussi par des conseils.
 Avec l'expérience de Richard, maraîcher bio à Locmariaquer, elle cultive sur butte paillée.

Après les formalités
Maintenant c'est les recherches d'aides financières, la création de l'entreprise, l'immatriculation qui occupe la jeune femme.
 « J'espère qu'au premier trimestre 2017, le bâtiment en bois sur pilotis sera installé avec l'alambic qui me permettra de faire mes distillations de plantes et de faire la récolte de l'hydrolat. »

À 36 ans, elle est déterminée dans son choix de vie,
 « J'espère qu'en été 2017, je pourrai récolter et vendre ma production. »

A suivre bien sûr... prochainement...