Richard   Fatout

Comment Richard est devenu agriculteur bio ?
Les produits que propose Richard Fatout sont issus de sa culture, responsable et réfléchie.
La ferme de Richard Fatout, à Keréré, 100 % bio.

Portrait
Richard Fatout bataille depuis plusieurs années pour produire des légumes et fruits issus de la culture biologique sans pesticides ou autres produits dérivés.
Jusqu'à l'âge de 15 ans, Richard vit à Dunkerque
. Ces parents déménagent, il va suivre ses études de paysagiste à Angers, et obtient son Bac pro.
Ses grands-parents viennent à Erdeven depuis plusieurs années en vacances et c'est tout naturellement qu'il travaille pendant 5 ans dans un camping de Carnac comme paysagiste.

Culture sans pesticides
En 2009, il se rend compte que « ce n'est pas mon état d'esprit de façonner et aménager les plantes avec des produits non bio et l'idée commence à germer ».
 Il projette de créer une ferme où la production des légumes et des fruits pousseront sans pesticides et surtout,
 « je veux faire partager et connaître ce type de culture ».
L'année suivante, il décide de suivre une formation maraîchage
. La mairie de Locmariaquer lance un appel d'offres pour cultiver sur 14 ha non constructibles et
le Conservatoire du littoral lui en propose 20 de plus.

34 hectares
Sur ces 34 ha, au lieu-dit Keréré, il dessine les installations avec un bâtiment polyvalent.
 Il nettoie les lieux, commence les semences, monte des serres avec des systèmes d'irrigation.
 Mais la terre n'est pas très appropriée à la culture maraîchère.
 En 2011, il se retrouve seul.
Tant pis, il se retrousse les manches, continue de produire et
 vend ses produits sur les marchés de Locmariaquer le mardi et le samedi, et directement à la ferme.

Culture en butte paillée
« En 2013, j'ai commencé la culture en butte paillée
( Techniques de culture à l'image de certains pays d'Afrique.
 Créer un sillon, surélever et drainer la terre en la plaçant sous forme de butte pour la protéger des pluies et
 diminuer la surface d'arrosage.)

Je travaille la terre avec ma jument de trait breton, Haza, et une cassine.
 À partir de ce moment, la production est de meilleure qualité
Mon choix est alors de produire sur moins d'espace,
 les buttes paillées amenaient plus de fertilité et les produits plus généreux.
 Alors j'ai décidé de rétrocéder 25 ha à Fabien Goeusse, nouveau berger à Locmariaquer et d'en conserver cinq hectares »
, se souvient Richard.

Une ferme pédagogique
Mais le jeune homme a d'autres projets, notamment de faire partager sa passion pour cette agriculture maraîchère.
 « J'ai eu l'idée de créer une ferme pédagogique, mettant en scène la vie d'un maraîcher,
 présenter et expliquer la culture bio et les animaux qui vont avec,
 raconte l'agriculteur.
Cet été, j'ai pu expérimenter ces visites et l'échange que j'ai eu avec les enfants et les adultes
me pousse à perfectionner cette ferme. Cela a été un véritable bonheur. »
Pendant l'hiver, des jeunes de la Mission locale d'Auray et des alentours, viennent l'aider à monter d'autres serres.
Des stagiaires en tutorats de la chambre d'agriculture du Morbihan découvrent la culture 100 % naturelle.

Dernier souhait

Son dernier souhait est de proposer et développer des paniers avec l'appui de l'Amap (Association pour le maintien de l'agriculture paysanne), diversifier sa production vers des produits qui ne sont pas vendus en grande surface et surtout trouver une calèche qui lui permettrait d'aller vendre ses légumes dans les villages avoisinants.

Contact :
Richard Fatout 06 79 49 41 44 ; Facebook.
Pendant tout l'hiver, vente à la ferme tous les vendredis, de 17 h à 19 h

D'après le journal Ouest France du 19.11.2016

En septembre 2016 appel par ULULE
 pour un financement participatif qui, hélas , a obtenu un montant insuffisant et qui a échoué

.
UNE CALECHE POUR AZA

la vente des produits de la ferme, écologique de A à Z, en calèche.

Bonjour et bienvenue dans ma ferme.
Je m'appelle Richard et suis maraîcher bio à Locmariaquer, dans le Morbihan.

   

Après trois ans de collaboration avec ma fidèle jument de trait, Aza,
je me lance dans un nouveau projet avec elle :
ACQUERIR UNE CALECHE DE VENTE QU'ELLE TRACTERA.

   

 A quoi servira la calèche :
A me permettre de faire les marchés et le tour des campings de la commune de Locmariaquer
pour y vendre mes légumes, avec ma jument.
A mieux me faire connaître à travers un mode de vente écologique de A à Z.

Pourquoi une calèche :
Ce projet qui me trotte depuis longtemps dans la tête, m'a toujours semblé une évidence;
il est pour moi une suite logique de mon engagement écologique et de mon aventure.
J'ai choisi d'exercer ma profession dans le bio, par respect de l'environnnement et
 par l'envie de conserver une méthode de culture traditionnelle dans un monde contemporain.
Aza est le premier animal arrivé à la ferme;
Je l'ai eue il y a cinq ans, alors qu'elle était une toute jeune jument de 6 mois.
Elle a été dressée au travail de la terre et au façonnage des buttes.


Elle est présente dans mon quotidien au maraîchage;
 c'est donc tout naturellement que ce nouveau projet de calèche en sa compagnie, s'est imposé à moi.
J'aime l'idée que ce soit un moyen de transport totalement écologique.
En effet, pour avancer, Aza n'a besoin que d'un peu de foin, de quelques mots doux et de calins.
Ce moyen de locomotion est donc idéal et en parfaite adéquation avec la manière dont je pratique mon métier.
L'aspect ludique et pédagogique de cette calèche me plait également.
Ce serait un excellent vecteur d'échange avec mes clients, représentatif de mon quotidien.
En effet depuis deux ans, je fais découvrir aux jeunes, et aux moins jeunes,
 le quotidien de ma ferme, de mes animaux, ainsi que les différentes étapes et techniques utilisées en agriculture biologique
 pour produire les légumes qu'ils retrouveront ensuite dans leurs assiettes.

 
Je développe d'ailleurs un projet de ferme pédagogique dont j'animerai les visites cet été.
Je tiens à transmettre l'amour de la nature, la responsabilité que nous avons chacun à préserver notre environnement sain.

Merci à vous d'avoir pris le temps de lire mon projet, je compte sur vous !!!
à bientôt , en ligne ou à Locmariaquer !
Richard, Aza, et Kaya (mon chien !)

 A quoi va servir le financement ?

Principalement au "corps"
 de la calèche.
Mais ce corps de calèche en tant que tel, n'est pas aménagé à mes besoins;
le financement servirait donc également à l'aménagement : ferronerie, ébénisterie ...
 pour agencer l'habitacle de manière fonctionnelle pour accueillir les cagettes de légumes, et moi, au passage .
Le corps aménagé représente 5000 euros.
 
    
Ma vieille calèche 1940 pour la promenade uniquement .      Une esquisse ;-) de la calèche de vente

Aza a aussi besoin de matériel spécifique pour tirer la calèche : harnachement, rennes, bride ...
Si la cagnotte déborde, à partir de 800 euros en plus, je peux acheter le harnais et 
tout le nécessaire pour qu'Aza tracte la calèche.

Ici une vue du harnais actuel , abimé.

 A propos du porteur de projet

Je quitte mon Dunkerque natal et me forme de 2000 à 2004 à Angers.
J'obtiens un BEP puis un bac Pro en "aménagement de l'espace" plus communément appelé "paysagisme".
Je pose mes valises en Bretagne en 2005.
J'exerce alors le métier de paysagiste pendant quelques années dans un camping 4 étoiles,
 et je fais ce qu'on me demande : traiter le sol avec des produits chimiques ....
 
Mais je suis en profond désaccord avec ces pratiques et décide donc de tout quitter et
 de suivre la formation de "Brevet professionnel responsable exploitant agricole" en 2010.
La même année, après avoir répondu à un appel d'offre de la commune de Locmariaquer, je créée la ferme de Keréré.
Cela fait maintenant six ans que je suis installé.



Je gère seul ma ferme mais je fais appel à des saisonniers,
et beaucoup de gens m'accompagnent de près ou de loin dans mon projet.
Suite à une terre difficile à apprivoiser, j'ai revu ma manière de cultiver.
J'ai decidé d'utiliser la technique de la culture sur buttes paillées, (semi permaculture)
plus adaptée à mes terrains, et j'ai également décidé de travailler la traction animale sur billons 
(rangées de petites buttes) en utilisant une cassine pour les former (outil tracté par Aza).

Tout un monde riche et passionnant que je serai ravi de vous faire découvrir,
 si vous venez déguster de belles tomates, par exemple, et échanger quelques mots,
autour de
la calèche ............ peut-être ...........