Anne - Claire  Coudray: Journaliste télévisuelle

D'après un article d'Ouest France

Du 5 juillet 2015 de Virginie Jamin
Journaliste à TF1, Anne-Claire Coudray a passé son enfance à Locmariaquer, d'où est originaire sa famille côté maternelle
Tout savoir sur cette commune :
Elle est joker de Claire Chazal pour les journaux du week-end.

 Elle parle avec passion du Golfe et de sa Bretagne
.« C'est la pointe de Kerpenhir. »
 La phrase fuse. Anne-Claire Coudray a reconnu en un regard ce lieu de Locmariaquer sur l'un des clichés d'Escales photos, festival du Mor Braz, lancé à Plouharnel  fin juin 201
 Locmariaquer, « c'est la commune de mon enfance, ma patrie », glisse la journaliste. Remplaçante de Claire Chazal à la présentation des journaux télévisés de TF1 du week-end, elle parle avec passion de son Golfe du Morbihan.
 



La pointe de Kerpenhir à Locmariaquer : l'entrée du Golfe du Morbihan
Parents, grands-parents, oncle... Locmariaquer est son « endroit familial »
, le pôle où elle revient dès qu'elle le peut.
 « C'est un endroit très apaisé, le Golfe. Le symbole d'une enfance plus que tranquille, sans stress. Très préservée. »
 Avec ses deux soeurs, Anne-Claire Coudray a sillonné rues et chemins.
 « On a tout fait en vélo, à pied. Les mégalithes, la plage... Tout est accessible.
 Pour un enfant, c'est le paradis. Une liberté incroyable. »
 Elle livre en souriant ce souvenir des « pierres plates, des mégalithes au pied de la mer :
 on se cachait au fond pour espionner les touristes ».

« Comme le beurre salé »
La femme de 38 ans goûte tout autant les lieux. « Adulte, on se pose, on retrouve la tranquillité. »
 Le Golfe offre « des tonnes de promenades », des « couleurs incroyables qui se mélangent ».
 De la douceur et de la force, « avec les tourbillons du courant de la Jument à l'entrée du Golfe »
.
 Un mélange contrasté avec « du caractère, comme le beurre salé ».

Son parcours

École élémentaire à Locmariaquer, collège à Carnac, lycée à Vannes en internat à Saint-François-Xavier

A Vannes
 (« que du bonheur ») :
 la présentatrice a suivi sa prime scolarité dans le Morbihan.
 Qu'elle quitte ensuite pour une prépa littéraire à Nantes au Lycée Guist'hau, puis la fac à Rennes.


A Nantes
 Avant d'intégrer l'École supérieure de journalisme (ESJ) de Lille.

Diplômée en 2000, elle effectue son premier stage à TF1 la même année.
 Travaille ensuite à Lille, dans une société de production
 S'installe à Paris, en 2004. Elle officie pour LCI et TF1.
. Et devient « joker » officiel de Claire Chazal en 2012:.
 elle présente les journaux du week-end quand celle-ci est en vacances.
 Mais pas cet été : Anne-Claire Coudray attend un heureux événement, pour le mois d'août.
 En congé maternité, elle devrait néanmoins commenter le prochain défilé du 14 Juillet, avec Gilles Bouleau.

Culture bretonne

Le week-end dernier, la journaliste a fait escale dans le Morbihan, à Plouharnel,
 pour l'inauguration de la 3e édition du festival Escales photos, dont elle est cette année la marraine.
Tout savoir sur animation dans 7 communes :
 Il se déroule dans sept communes, parmi lesquelles Locmariaquer.
 Les images de huit photographes se dévoilent, accrochées en extérieur, « comme une conversation au fil des rues », glisse Anne-Claire Coudray.
Une conversation avec l'image, mais aussi une déambulation.
 Dans une région qu'elle garde au coeur.
« Je suis pétrie de cette culture. Plus je vieillis, plus je ressens cet impact sur mon caractère, ce côté mélangé
: une humilité qui vous rend plus fort, ancrée dans du solide. »
 Un aspect
 « lié aussi à l'histoire de la Bretagne, la manière dont elle a été considérée :
d'une langue interdite à l'école a
une région forte. »
 Elle reprend :
 « Je n'ai pas l'impression que mes dix ans de vie parisienne ont entamé ce sentiment.
Je le ressens au fond de mes tripes.
»


 D'après un INTERVIEW sur Paris Match de CAROLINE ROCHMANN

http://www.parismatch.com/People/Television/Anne-Claire-Coudray-une-grande-fille-toute-simple-
 

D’ici quelques semaines( en principe le 18 septembre 2015), remplacera Claire Chazal
 à la tête des éditions de 20heures  de TF1.
 Connaissez-vous vraiment bien la nouvelle star du JT ?
 Voici
dix choses à savoir sur elle.

Elle a fait le buzz avec une robe très moulante

En décembre 2013, Anne-Claire Coudray a beaucoup fait parler d’elle :
 sa robe en cuir a affolé les télé­spectateurs du JT de TF1.
Une séquence sexy qui a contribué à la faire connaître du grand public.
 Plus « amusée » que gênée, la journaliste a expliqué par la suite qu’il s’agissait d’une simple
 « question de couture plus que d'anatomie ». C’est cela, oui.

Son premier duplex a été une catastrophe
En 2001, alors qu’elle était correspondante dans le Nord pour LCI,
Anne-Claire Coudray a fait son premier direct, non sans mal.
« On m'avait envoyée dans un village qui venait d'être évacué, car on y avait retrouvé des obus,
 a-t-elle raconté à Télé Star.
 J'avais passé la journée sous la pluie et le maire, qui devait faire un duplex, n'est jamais venu :
 j'ai donc tout fait à sa place, dégoulinante et sans maquillage. »
Dur.

Elle prend soin de ses cheveux en toutes circonstances
Oui, même dans des reportages à l’autre bout du monde,
 comme elle le racontait dans une interview à Paris Match en 2013 :
« Au Chili, où je couvrais la sortie des 33 mineurs bloqués sous terre à la suite de l’effondrement de leur galerie,
 [mes coéqui­piers] ont sacrifié l’unique bouteille d’eau qui leur restait pour que je puisse me faire un shampooing ! »
 Parce que la propreté, c’est important.

Elle a toujours dit qu’elle était disponible pour le JT
Joker de Claire Chazal depuis 2012, Anne-Claire Coudray assure qu’elle n’a jamais été « frustrée » d’être simplement remplaçante
. En revanche, elle a précisé maintes fois que si on lui proposait de reprendre n’importe quel JT de la Une de façon régulière, elle le ferait avec plaisir.
Visiblement, la direction a reçu le message.

Elle n’a pas de goût
Que ce soit en termes de musique ou de décoration, Anne-Claire Coudray a des goûts très particuliers.
 « J’adore Dalida, la musique disco des années 80 et, en matière de décoration, disons que je suis… très rustique ! », confiait-elle à Paris Match en 2013
 Et pour ce qui est des vêtements, c’est pareil : « Je n’ai aucun goût pour m’habiller », assure-t-elle.
 On l’aimait bien, sa robe en cuir, pourtant.

Quand elle était petite, elle ne se voyait pas journaliste
Un portrait de Télé Obs paru en 2004 nous apprend qu’Anne-Claire Coudray n’a pas toujours voulu être journaliste.
 Au départ, elle se voyait plutôt travailler chez Médecins Sans Frontières ou devenir psy, comme son père.
 Mais lorsqu’elle a découvert 7 sur 7 et Anne Sinclair, tout a été chamboulé :
 « Qu'une femme ait réussi dans ce métier m'a inconsciemment poussée dans cette direction », a-t-elle confié à L’Obs.

Elle est devenue maman cet été
Le 16 juillet2015, Anne-Claire Coudray a donné naissance à son premier enfant.
 Une petite fille prénommée Amalya qui la comble de bonheur.

Son premier JT à la place de Claire Chazal l’a paniquée
Habituée au terrain, Anne-Claire Coudray était plutôt tendue, pour son premier JT en tant que joker de Claire Chazal.
 « Lorsque j’ai vu pour la première fois mon nom s’inscrire en gros caractères au générique,
 j’ai eu un moment de panique,
 expliquait-elle à Paris Match.
 En fait, j’avais surtout peur de ne pas plaire aux gens, que la connexion ne se fasse pas.
 On peut corriger sa voix, son débit, mais pas la façon dont le public vous perçoit. »
Heureusement, tout s’est très bien passé pour elle.

Elle reste Bretonne avant tout
Anne-Claire Coudray a grandi à Locmariaquer, en Bretagne.


A Locmariaquer, devant  la goélette LOK MARIA KAER restaurée par l'association Kaer e mem bro
 
Tout savoir sur association :
 Très attachée à cette région qui a « du caractère, comme le beurre salé »,
 elle confiait à Ouest France se sentir profondément ancrée à ses racines :
« Je suis pétrie de cette culture. Plus je vieillis, plus je ressens cet impact sur mon caractère, expliquait-elle.
 Je n'ai pas l'impression que mes dix ans de vie parisienne ont entamé ce sentiment.
 Je le ressens au fond de mes tripes. »

Elle essaie de rester simple
Malgré sa position de star de JT, Anne-Claire Coudray tente d’avoir un quotidien presque lambda.
 « Je vis normalement, explique-t-elle à Paris Match. Je prends le métro, je fais mes courses et
 je roule à scooter avec un casque qui m’écrase systématiquement le brushing ! »
 Décidément, elle a un vraiment un truc avec ses cheveux.

Interview  du 7.05.2016

« Je n’ai pas le même profil que Claire Chazal »

Canapé, quelques peintures aux murs et fenêtre panoramique sur la Seine,
 Anne-Claire Coudray nous reçoit dans son bureau, ouvert sur la rédaction.
 À l’opposé, se trouve celui de Gilles Bouleau, présentateur des 20 h en semaine.

Gilles Bouleau
D’où vient votre envie de devenir journaliste ?
Mes parents nous faisaient beaucoup voyager.
 On a visité à peu près tous les pays du nord et de l’est de l’Europe en camping-car.
 On vadrouillait, ma mère aimait aller dans les supermarchés, c’est là où on découvre les traditions en termes de bouffe … J’ai été baignée très tôt dans la curiosité de l’ailleurs.

Et dans l’actualité ?
On avait la culture du journal télévisé. Notre rituel du dimanche soir, c’était 7 sur 7 .
 C’était l’époque de l’Afghanistan. Il y avait pas mal de femmes reporters, Marine Jacquemin, Catherine Jentile, Patricia Allémonière …
Je me souviens très bien de leurs directs.
 Elles me fascinaient. Inconsciemment, je me suis dit que c’était un créneau où les femmes étaient nombreuses et réussissaient.
« Je suis dans l’immédiateté »

Elles sont moins nombreuses aujourd’hui ?
Disons qu’à cette époque-là, elles étaient beaucoup plus visibles que les hommes.
 Et il y avait aussi Christine Ockrent, Anne Sinclair … Les grands noms du journalisme, c’était des femmes.
 Ça m’a poussée vers ce métier. Je n’avais pas envie de rester dans un bureau. J’avais envie du terrain.

Pourtant, vous êtes là, derrière un bureau…
J’ai bien profité du terrain et tellement bougé que je ne suis pas mécontente de me poser un peu.
 Ma fille Amalya a huit mois. L’envie de partir qui vous démange quand vous travaillez au service étranger,
 ce n’est pas plus mal que je ne l’ai plus. Ça m’évite de gros conflits intérieurs.

Qui auraient été difficiles à gérer ?
Très difficiles. Quand vous partez, vous ne savez jamais quand vous rentrez.
 Quelquefois je suis partie pour trois jours et revenue un mois après.
 Si vous n’êtes pas prêt à faire face à ça, à assumer, ce n’est pas la peine.

Vous avez été surprise qu’on pense à vous pour le JT ?
C’est un petit miracle qu’on vous propose ce genre de poste. Sans doute lié à ce que je suis et à mes compétences,
 mais ça tient aussi beaucoup à la période, à la philosophie de la chaîne, à des choix qui vous échappent.
 Je n’ai pas le même profil que Claire (Chazal) .
Un changement en termes de profil de présentateurs a été amorcé avec Gilles (Bouleau) .

Et la façon dont Claire Chazal a été remerciée ?
J’étais très loin de tout ça, chez moi, à changer les couches. Je n’en ai jamais discuté avec elle.
Je n’ai aucune opinion là-dessus. Personne ne sait ce qu’ils se sont dit, elle et Nonce Paolini (ex-PDG de TF1) .

Avec les attentats, l’actualité a été lourde depuis septembre…
On s’est nous-mêmes trouvés dans un état de sidération mais on a des automatismes.
 Toutes chaînes confondues, on a retrouvé ce qui fait l’ADN du journal télévisé :
 le fait de parler à une communauté de téléspectateurs qui avait besoin de se rassembler.
 La dimension émotionnelle a été très forte. Notre job est de trouver un équilibre subtil, ne pas être too much .

Vous vous voyez longtemps à la présentation ?
Je suis dans l’immédiateté, dans la première année qui va se terminer.
 Aujourd’hui, le rythme de la société n’est plus le même. On ne fait plus toute sa carrière au même poste.
J’arrive à la présentation assez tard, j’ai eu une vie professionnelle avant, ça ne me dérangerait pas d’en avoir une après, de retourner faire du terrain dans quelques années.

Que pensez-vous de votre marionnette aux Guignols
« Ma marionnette est sympa » Il paraît que c’est la consécration !
 C’est plutôt sympa qu’ils m’aient choisie ! Je trouve que j’ai une grosse tête, mais le centre du visage est assez ressemblant. ( Elle éclate de rire)
 Mon collègue de la Deux s’en tire physiquement beaucoup mieux que moi !

Se balader tranquillement, ça reste possible ?
Des gens sont bienveillants. Ce qui est pesant, ce sont ces photos, toutes prises à mon insu,
 sauf quand les photographes sont tellement nombreux que c’est impossible de ne pas les voir.
 Sur la plage, en vacances, avec la poussette, je m’en serais bien passée. C’est ça le plus pénible.

 Dans le couloir...
 Gilles Bouleau l’attend. Tous deux partent enregistrer un « prime » du jeu Money Drop
.« Ça te va, cette robe noire ? », s’enquiert Anne-Claire Coudray en ouvrant un placard
 « Tout me va ! J’ai prévu de porter un costume bleu », réplique-t-il.
 C’est aussi ça, le quotidien des présentateurs de JT…

Recueilli par Pascale LE GARREC du  journal Ouest France. du 7.05.2016
 

Ses dates clés

1er février 1977 :
naissance à Rennes, enfance à Locmariaquer (Morbihan).

2000 :
plômée de l’école de journalisme de Lille, journaliste pour TF1 à Lille.

2004 :
rejoint le siège de TF1 à Paris.

2009 :
présentatrice sur LCI .

2010 :
 grand reporter au service étranger de TF1 .

2012 :
joker de Claire Chazal.

18 septembre 2015 :
 titularisée aux JT du week-end de TF1 .


Son rapport à l’Ouest

« Je retourne souvent à Locmariaquer, où vivent mes parents et mes grands-parents.
 J’y ai passé toute mon enfance. J’ai adoré aller à la plage après l’école et être dehors tout le temps.
 Un luxe incroyable. Je suis très attachée à la culture bretonne.
 Mes grands-parents, des paysans plus que modestes, parlaient breton et ont été sanctionnés à l’école pour ça.
 J’aime en discuter avec eux. Le statut de provinciale, de Bretonne, est important pour moi. »

Son coup de cœur

« Je viens de voir Le sel de la terre , un film de Wim Wenders (2014), autour du photographe Sebastião Salgado.
 Il est très proche de ce que font les grands reporters de JT.
 Ce film m’a particulièrement émue.
 Il m’a renvoyé plein de questionnements que j’ai eus quand j’étais grand reporter,
 sur la fascination de rester coincée sur le terrain, de ne pas avoir de vie à côté, d’être contaminée par les événements que l’on couvre,
 de savoir revenir et faire la part des choses

LIEN(S) à consulter au besoin:
pour des renseignements complémentaires
https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne-Claire_Coudray

 

Page réalisée le 10.09.2015 et actualisée le 9.05.2016