Francis Joyon:

Actualités 2017

Jeudi 13 juillet 2017
Encore un record pour Francis Joyon  celui
de l’Atlantique nord.

  En ramenant son Idec en solitaire de New-York à Ouessant,
 le Trinitain a battu son propre record.

Il aura mis 49 minutes de mieux… que lui-même.
 Hier matin, Francis Joyon a encore battu un record de traversée à la voile.
 Celui qu’il avait donc déjà établi en 2013 sur le même trajet entre New-York et le cap Lizard,
 au sud des Cornouailles anglaises.
 Le retour en solo de The Bridge était prévu de longue date.
 Ce qui l’était moins, c’était le jour de départ de cette tentative.
 Et, à en croire le skipper trinitain qui habite à Mocmariaquer,
 tout s’est un peu bousculé vendredi dernier.
 « J ’ ai quitté New York dans la précipitation.
 Je n ’ ai même pas eu le temps de m ’ occuper de l ’ avitaillement.
 J ’ ai juste pu acheter quelques œufs et des bananes.
 Quant à la nourriture du bord, les gars avaient tout mangé durant la traversée de The Bridge. »

Avec bagages
Admettons.
 Surtout que le colosse morbihannais rajoute qu’il a également ramené
avec lui une bonne partie des bagages de ses équipiers,
 sans quoi, en l’absence de tout ce poids superflu,
 il aurait pu gagner encore quelques heures sur la performance établie.
 Le World Speed Sailing Record Council devrait donc prochainement graver le temps
de 5 jours, 2 heures, 7 minutes, sur ses tablettes
. Un temps impressionnant pour un record établi sans véritable préparation,
sans longue période de stand-by pour attendre la bonne fenêtre,
 « ni même sans routage sophistiqué. »

Le Nouvel Idec étrenné!
 Sur le nouvel Idec (ex-Groupama III et ex-Banque Populaire VII),
 Francis Joyon étrennait sa première grande navigation en solitaire.
 « J ’ai fait quelques bêtises lors des envois de gennaker notamment,
 car j’ avais pris l ’ habitude de me reposer sur des supermarins lors du Trophée Jules-Verne.
 En fait, c ’ est comme si je retournais à l ’ école pour réapprendre
le B A-ba du bateau. Heureusement, il est très tolérant, même à 30 nœuds… »
 En proie à des soucis de pilote automatique,
 le skipper de 61 ans a même dû passer les dernières 24 heures à la barre,
 où il estimait de toute façon être 15 % plus rapide que son pilote.
 Hier soir, il était attendu à la Trinité-sur-Mer, son port d’attache.

D'après  le journal Ouest France  du13.07.2017: article de   Jacques GUYADER

 Mais ce un record tiendra-t-il ?
Thomas Coville est parti...
Thomas Coville (Sodebo Ultim), s’est lui aussi lancé à l’assaut de l’Atlantique nord.
 Il a quitté New York, mardi à 8 h 19.
 Hier soir, il se situait à 2 020 milles de l’arrivée et marchait à près de 30 nœuds.
 Il devra arriver  s'il veut battre le record de Francis avant dimanche à 10 h 26. 

Jeudi 26 janvier 2017

Quel exploit !!! ( A battre !!!)

Francis Joyon rhabille Phileas Fogg en 40 jours

Le « Menhir de Locmariaquer » a une nouvelle fois mis la planète à sa main.
Après deux records du monde en solitaire dont Thomas Coville l’a récemment détrôné,
Francis Joyon triomphe en équipage.
 Avec une petite bande décidée, un commando magique de cinq marins du devoir,
 il a déshabillé Jules Verne de ses rêves de tour du monde en 80 jours.
 Phileas Fogg voit son objectif imaginé raboté de moitié.

De Brest
Le trottoir qui borde le quai Éric-Tabarly, c’est un peu le hall of fame brestois.
 De dalle en dalle, les empreintes des mains des plus grands marins se côtoient,
celles de ceux qui ont successivement blackboulé les chronos de la planète bleue.
Traversée de l’Atlantique, tours du monde en solitaire, équipages, à l’endroit, à l’envers…
 On y trouve pêle-mêle
 Olivier de Kersauson, Peter Blake, Marc Pajot, Bernard Stamm, Loïck Peyron, Thomas Coville

 Francis Joyon, à l’instar de Kersau, avait déjà droit à l’honneur triple dose
. La quatrième ne saura tarder.
 Hier matin, il a remis les mains dans la pâte.
 Le temps qu’elle sèche, que le bronze y soit coulé, et ce sera chose faite.
 Le colosse établira un record de présence sous les pas des passants.

A 8h49
 8 h 49 hier matin,
 « dans une atmosphère curieuse, avec très peu de visibilité, une ambiance approchant celle du Grand Sud »,
dépeint un photographe qui a survolé la scène en hélico,
 le maxi-trimaran Idec Sport (31,50 m) coupe la ligne d’arrivée fictive du Trophée JulesVerne,
 entre le cap Lizard en Cornouailles anglaises et l’île d’Ouessant, au large du Finistère.
 Record en soute.
 Ça sautille de toutes parts sur le pont, on s’embrasse, on lève les bras vers la boucaille du ciel,
 on se selfise à l’envi. Joyon et ses cinq boys viennent d’emballer la planète bleue
, en ont dompté les éléments pour arrêter le chronomètre sur un temps stupéfiant :
 en quarante jours et de grosses poussières,
 les six marins ont renvoyé Jules Verne à ses chères études de science-fiction,
 et bouté son héros Phileas Fogg hors du cadre.
 « Quarante jours, ce n’était même pas la peine de l’envisager », siffle admiratif Titouan Lamazou,
 l’un des fondateurs du Trophée, il y a un quart de siècle.
 Premier à y aller, le Baulois Bruno Peyron avait mis 79 jours pour feuilleter son monde en 1993…
 Les Brestois ne se sont pas trompés à l’évaluation de l’exploit.
 Certes, ils sont rompus à l’exercice et s’agglutinent à chaque retour de bateau sur les jetées
 pour s’en venir ovationner les lumineux héros de la mer.
 Là, en dépit d’un froid glacial, la foule, comme une marée noire aux joues rouges sur l’esplanade du quai Malbert,
 s’est fendue d’une ovation debout pour les lascars venus à bout d’un record détenu depuis 2012 par Loïck Peyron,
 qui avait treize hommes avec lui sur un navire de 40 m.
 Presque à en gêner le discret Francis à la voix si douce,
quand on imagine plus un skippeur donner du décibel pour se faire entendre à bord lorsque le vent souffle.

« Ferveur du public brestois »
Émotion brute, rentrée « Je suis ému, admet l’intéressé. C’est vrai qu’il y a une ferveur du public brestois…
 Les gens de Brest ont une passion pour ces tours du monde
qui est très touchante pour nous,
 parce qu’on y consacre une partie de notre vie, alors de voir que les gens sont sensibles à ça,

c’est très fort… »
Et c’est très français, d’avoir de l’eau salée dans les veines.
Alex Pella,
devenu par la grâce d’une campagne l’Espagnol le plus rapide autour du monde à la voile,
 s’en est rempli le regard rougi de fatigue
, de vent et de sel, sachant bien que ça ne durera pas pour lui :
 « Chez nous, relève le Catalan, la voile est en développement et
 n’a pas la même force qu’en France où elle est très populaire. Bon,
 je sais que je vais être bien accueilli par ma famille et mes proches. »

 Profiter du moment, laisser les yeux divaguer vers on ne sait quel horizon lointain
quand ceux du public vous mangent,
 les six ne pouvaient masquer leurs moments d’absence, confrontés aux questionnements.
 À 60 ans, Francis Joyon, à l’iris concentrant tous les bleus des tropiques, savoure pour tous.
 Lui, le solitaire forcené de Locmariaquer dans le Morbihan,
 dépossédé à Noël de son record en solitaire par le formidable Thomas Coville,
 a chipé le sien à un Loïck Peyron qui y retournerait bien.
 Sauf que la barre a grimpé quelques degrés, tout d’un coup,
et tenter de la hisser encore plus haut n’est sans doute pas pour demain :
 « On peut dire qu’il faudra attendre un an, ou un demi-siècle,
 lâche le fraîchement détrôné. Il faut être patient dans ce jeu-là. »

De La Trinité - sur - Mer
Depuis les origines, depuis que quelques frappadingues se sont réunis,
 un jour,
 dans un bistrot de La Trinité-sur-Mer, pour définir les grands principes du Trophée,
 seuls dix équipages ont réussi à se l’adjuger.
 C’est dire la rareté de l’événement, qui centralise de loin en loin le monde à Brest.

D'après  le journal Ouest France : article d' Olivier CLERC.
 

Et le retour au Pays...

Après son exploit, Joyon de retour à La Trinité

Le navigateur de l’ Idec Sport et son équipage ont pulvérisé le record du tour du monde en équipage et en multicoque.
 Ils ont été accueillis, hier soir, au port d’attache du maxi-trimaran.

« Joyon ! Bravo ! Bravo l’ Idec Sport ! »
 C’est sous les applaudissements que Francis Joyon et son équipage sont rentrés à La Trinité-sur-Mer.
 Celui que l’on surnomme le « Menhir de Locmariaquer »
 - le navigateur réside dans la petite commune morbihannaise -
a fait son entrée dans le port d’attache du maxi-trimaran Idec Sport, peu avant 18 h 30.
Francis Joyon avait quitté La Trinité début novembre pour rejoindre Brest,
 port de départ du trophée Jules Verne, avec la ferme intention de battre le record du tour du monde en équipage et à la voile.
 Jeudi matin, le multicoque Idec Sport le bouclait en 40 jours, 23 heures et 30 secondes.
 « C’est un temps que l ’ on n’espérait pas atteindre ! » ,
 confiait, hier soir, le marin, accompagné de trois de ses équipiers :
 Gwénolé Gahinet, Alex Pella et Sébastien Audigane. Bernard Stamm et Clément Surtel étant absents.
 « J’ai l’habitude de naviguer à plusieurs
mais je n’avais jamais fait de tour du monde en équipage.
 C’est une découverte qui a été très positive. »
 Acclamés par le public, salués par les jets d’eau de la vedette SNSM,
 venue remorquer le trimaran qui manquait de vent, les skippers ont fait un retour triomphal.
 Sur le ponton, des grands noms de la voile étaient aussi présents pour saluer la performance.
 À l’image du skipper de Sodebo, Thomas Coville
. Il y a un mois, il bouclait lui aussi son tour du monde, mais en solitaire
, battant au passage un record qui était détenu jusqu’ici par… Francis Joyon.
 Son bateau, Sodebo, est justement amarré au même ponton que l’ Idec Sport.
 « C’est incroyable de voir dans ce petit village qu’est La Trinité, les deux bateaux les plus rapides du monde » ,
soulignait hier soir Marc Guillemot, autre grand nom de la voile, venu saluer l’équipe de l ’Idec.
 Une équipe qui devrait bientôt repartir
: « On va probablement faire The Bridge qui part de Saint-Nazaire », a annoncé Francis Joyon.

D'après  le journal Ouest France : article de Stéphanie HANCQ.


Actualités 2016

Samedi 17 décembre  2016
Trophée Jules-Verne :Francis Joyon a de nouveau mis les voiles

. Le skipper d'Idec Sport et son équipage ont quitté les pontons brestois
 vendredi 16 décembre 2016, sur les coups de 6 h 30.
“ Prendre le départ, c'est toujours un événement
. On ne part pas en croisière non plus, on sait qu'on part faire un tour du monde, avec ses difficultés. ”
Clément Surtel, membre de l'équipage, arborait un large sourire, hier aux aurores.
 Juste avant un deuxième départ en moins d'un mois pour la formation Idee Sport.
 “ On a tous la motivation pour aller chercher ce record, donc croisons les doigts pour que la météo nous laisse passer cette année ”, ajoutait-il.

Gahinet : “ Plutôt rapide jusqu'à l'Équateur ”
Après avoir tenté leur chance une première fois pour ce tour du monde en multicoque, en équipage et sans escale,
 Joyon et ses hommes avaient rebroussé chemin après un passage compliqué dans le Pot au Noir,
 le skipper du maxi-trimaran Idee Sport a donc nouveau largué les amarres, sur les coups de 6 h 30. L'équipage a ensuite franchi la ligne de départ, située au large de l'Île d'Ouessant,
 aux alentours de 9 h
20.
Pour le plus grand plaisir de Gwénolé Gahinet, autre membre de l'équipage.
D'autant plus que la fenêtre météo est cette fois, bien plus favorable que lors de la première tentative,
fin novembre.
 “ Ça va être plutôt rapide jusqu'à l'Équateur, décrivait ce dernier avant de prendre la mer.
 L'Atlantique Sud, c'est un peu moins sur des roulettes, mais ça donne des temps plutôt corrects à Bonne Espérance.
 Personnelle ment, je suis au taquet (sourire). ”

Chance ?

 Si les conditions semblent propices, le record détenu depuis 2012 par Loïck Peyron,
 sur Banque Populaire V (45 jours, 13 heures et 42 minutes)

 ne sera pas évident à aller chercher.
Francis Joyon estimait qu'il est
difficile de parler en pourcentage de réussite dans ces aventures, c'est toujours difficile, on n'est pas si mathématiciens que ça (sourire). On va dire qu'on a une chance et c'est déjà beaucoup. ”

 Pour revenir couronnés de succès, Francis Joyon et son équipage
- composé de Bernard Stamm,
Alex Pella, Clément Surtel, Gwénolé Gahinet, et du petit nouveau Sébastien Audigane,
qui a remplacé l'Allemand Boris Herrmann
- devront couper la ligne d'arrivée I avant le lundi 30 janvier 2017, à 23 h· et 53 secondes tapantes.
 En espérant pour eux que cette fois-ci, ce second départ soit le bon.

D'après  le journal Ouest France du 17.12.2016 :article de Julien COLLOMB

Pour bien connaître Francis, le Locmariaquérois : Cliquez ICI


Samedi  5 novembre 2016

IDEC SPORT REPASSE EN CODE ROUGE
C’est avec un regret non dissimulé que Francis Joyon et tout l’équipage du maxi-trimaran IDEC SPORT
 ont décidé ce matin de repasser en code rouge,
 synonyme de retour à la phase de stand-by dans l’attente d’établissement de conditions météo favorables
à une tentative fructueuse contre le Trophée Jules Verne.
 Si la fenêtre météo en Atlantique Nord demeure excellente, voire exceptionnelle,
 la situation en Atlantique Sud est en revanche très défavorable.

Mardi  1ier novembre 2016

Joyon : « 40 % de chances de partir dimanche 6 novembre 2016»

Trophée Jules-Verne. Francis Joyon et son Maxi trimaran Idec Sport sont arrivés à Brest hier
. Avec l’objectif de partir à la conquête du trophée, propriété de Loïck Peyron.

 Les conditions idéales pour partir
Le temps de référence pour être à Bonne-Espérance, c’est un petit peu moins de douze jours,
 donc on voudrait avoir une météo qui nous permette de passer Bonne-Espérance dans un temps assez proche.

La météo souhaitée
Dimanche, il y a des vents de nord assez forts, qui sont bien pour aller jusqu’à l’Équateur.
 Après, on n’a pas encore de visibilité assez précise pour la partie Atlantique Sud.
 Il faut un enchaînement de vents plutôt portants pour descendre jusqu’à l’Équateur,
et qu’il n’y ait pas d’anticyclones qui nous bouchent la route en arrivant plus au Sud.

L’état d’esprit
On n’a pas de certitude de pouvoir partir rapidement, mais on a le bateau qui est en place,
 on sait qu’on aura, à un moment ou un autre, une belle fenêtre pour partir, on a bien préparé le bateau.
 On a mis quatre heures pour venir de La Trinité-sur-Mer, le bateau allait très vite donc on est très content (sourire) .
 On est monté à 37 nœuds alors qu’on est en convoyage, donc c’est vraiment satisfaisant.

Prévoir le bon jour pour partir
C’est vraiment une prévision à long terme de la météo.
 Avant, on avait une visibilité à sept jours de la météo sur l’Atlantique, maintenant on a une visibilité à douze - treize jours,
 donc on sait le temps qu’on va mettre pour arriver à Bonne-Espérance.
 Bien sûr, il y a une petite part d’inconnu, mais il faut qu’on soit dans un temps correct,
 parce que c’est le seul moment où on peut choisir notre météo.
 Une fois qu’on est dans l’Océan Indien, dans l’Océan Pacifique, on subit le temps et on choisit alors où se placer.
 Pour la date, il y a encore beaucoup d’inconnus, je dirais qu’on a une probabilité de 40 % de pouvoir partir dimanche.
Au départ de Brest, on peut choisir le meilleur moment.
 La ligne de départ est entre le nord d’Ouessant et le cap Lizard.
 D’ici, en une heure on est sur la ligne de départ, c’est un port très bien placé pour se lancer dans ce record.

Le record à battre
On sait que c’est un challenge très difficile, puisque le temps à battre
 (en 45 jours, 13 heures et 42 minutes, en 2011) est assez fabuleux.
 On sait aussi qu’on a une chance de réussite, parce qu’on s’est entraîné,
 on a un bon bateau, on a fait ce qu’il faut, on s’entend bien, et ça fait qu’on est confiant.
 La bonne entente, c’est bien aussi pour l’efficacité.
 S’il y a une bonne humeur à bord, on fera du boulot encore mieux. Ce » serait un aboutissement de battre ce record.

Recueilli par Julien COLLOMB.  Ouest France du 5.11.2016

Depuis le 20 octobre 2016:DEBUT DU STAND-BY OFFICIEL
 DU MAXI-TRIMARAN IDEC SPORT
Dans l'attente d'une météo propice:
Francis Joyon, et sa très internationale Dream Team composée
du Suisse Bernard Stamm, de l’Espagnol Alex Pella, de l’Allemand Boris Hermann,
 des Français Clément Surtel et Gwénolé Gahinet,
 sans oublier le routeur à terre, le Néerlandais Marcel van Triest,
entrent tranquillement dans la phase d’attente du feu vert déclencheur de leur seconde tentative
contre le record du Trophée Jules Verne, le tour du monde à la voile en équipage, sans escale ni assistance.
 Le Maxi trimaran IDEC SPORT, désormais en stand by...

Pour en savoir plus , consulter le site:

http://www.idecsport-sailing.com/trophee-jules-verne-debut-du-stand-by-officiel-du-maxi-trimran-idec-sport/

Pour bien connaître Francis, le Locmariaquérois : Cliquez ICI

Le 20 septembre 2016

Le trimaran de Joyon paré pour le tour du monde .
En attendant le 20 octobre 2016...

Reconfiguré pour un nouveau tour du monde en équipage, le maxi-trimaran Idec sport, de Francis Joyon,>
 a été mis à l’eau, lundi matin, au chantier Multiplast de Vannes.

Le maxi-trimaran Idec sport de Francis Joyon a retrouvé son élément, hier matin.
 Sorti de l’eau en juillet 2016, le voilier a été reconfiguré au chantier Multiplast pour de nouveau s’attaquer au Trophée Jules-Verne,
 le record du tour du monde en équipage.
Construit en 2004 sur ce même chantier, le bateau connaît la route.
 Il a déjà remporté le trophée en 2010 sous le nom de Groupama 3,
 après trois tentatives et divers records (traversée de l’Atlantique Nord, MiamiNew York,
 plus grande distance en 24 heures, etc.).
 Il a même remporté deux fois la Route du Rhum, avec Franck Cammas et Loïck Peyron.

Trophée Jules-Verne
 
Repris en main par Francis Joyon l’an dernier, le trimaran a été rebaptisé Idec sport pour récupérer son trophée perdu.
 Il est passé à deux jours d’un nouveau record cet hiver, avec un équipage réduit de six marins,
 contre quatorze pour le détenteur du record.
 Une formule commando que souhaite reconduire le Morbihannais.
 « Ça permet de gagner du poids d’équipage, mais aussi en matériels et nourriture embarquée.
 Notre première expérience, l’an passé, nous a montré que cette configuration est performante. »
 Le skipper retentera sa chance cette année pour boucler le tour du monde en moins de 45 jours, 13 heures et 42 minutes,
 un record détenu depuis 2012, par Loïck Peyron, et l’équipage de Banque populaire V
.« Un record battable, mais difficilement », concède le capitaine qui a profité de cette mise à sec pour améliorer son trimaran.
 « Le bateau n’avait pas bénéficié de remise en état depuis son dernier tour du monde.
 Nous avons réparé tout ce qui avait été abîmé depuis. Nous avons également refait un carénage et des protections sur le pont. »

 À peine remis à l’eau, le trimaran a mis le cap vers La Trinité-sur-Mer, son port d’attache,
 pour la mise en place des voiles et des cordages.
 Le voilier et son équipage, encore tenu secret, devraient être prêts pour le 20 octobre 2016, date prévue de la mise en stand-by,
 l’attente d’une fenêtre météo propice au record.
 « Là, c’est le ciel qui décide pour nous ! »,
 sourit Francis Joyon, déjà détenteur du record du tour du monde en solitaire depuis 2008.

D'après l'article d'Olivier CLÉRO. Ouest france  du 20.09.2016

Mensurations de l'Idec sport
Longueur : 31,50 m Largeur : 22,50 m Déplacement : 18 000 kg
Tirant d’eau : 5,70 m Hauteur du mât : 33,50 m Voilure au près : 411 m2

Record à battre: Deuxième essai. Le chalenge.
Moins de 45 jours, 13 heures et 42 minutes,
C'’est le temps que devra battre l’équipage de Francis Joyon pour boucler son tour du monde et remporter le Trophée Jules-Verne. Le record est détenu depuis 2012 par Loïck Peyron et les treize hommes d’équipage de Banque Populaire V ,
 l’actuel Spindrift. Ils ne seront que six à bord d’ Idec sport.

La composition de l'Equipage
Francis Joyon, et sa très internationale Dream Team composée
du Suisse Bernard Stamm, de l’Espagnol Alex Pella, de l’Allemand Boris Hermann,
 des Français Clément Surtel et Gwénolé Gahinet,
 sans oublier le routeur à terre, le Néerlandais Marcel van Triest,

 

Historique
 

Francis Joyon, né le 28 mai 1956 à Hanches vit actuellement à Locmariaquer .
Autodidacte, nourri par les récits de grands marins ( Joshua Slocum, Bernard Moitessier, Gérard Janichon ...)
il passe par l'école de navigation des Glénans.
Il débute ses  longues aventures ... en 1988 par sa participation à la Route de la Découverte
jusqu'à son chavirage dramatique dans la Route du Rhum en 2002.. .
mais cela ne ralentit pas sa soif de navigation et d'établir des records.
En 2004, il est le premier marin à boucler un tour du monde sur multicoque sans escale en solitaire.
Francis avec la collaboration de la journaliste Jocelyn Blériot  écrit " Le Tour du monde absolu"  publié aux Editions Arthaud.
(Lisez, au besoin, la page concernant cet ouvrage: Cliquez )


Francis lors d'une séance de  dédicace de son ouvrage à Locmariaquer

En 2008 , il devient détenteur du record du tour du monde à la voile en solitaire en
57 j 13 h 34 min 06 s, réalisé sur le trimaran IDEC.

Le palmarès de Francis est plus qu'éloquent.
1-Records en solitaire

Record du tour du monde en solitaire en 2004

Il bat, en 2004, le record du tour du monde en solitaire, en 72 jours, 22 heures, 54 minutes et 22 secondes.
 Il améliore de 20 jours le précédent record et devient aussi
 le premier marin au monde à boucler un tour du monde sur multicoque sans escale.
 Il barrait le trimaran de 27,4 mètres Idec (ancien Sport Élec d'Olivier de Kersauson), et a réalisé une moyenne de 15,5 nœuds.
 Cet exploit est reconnu internationalement ; lors de la conférence de presse Rodney Pattisson (en),
 double champion Olympique Anglais de voile,
 lui offre une de ses médailles d'or en lui disant: "Je n'ai rien de plus précieux, et je n'ai pas de meilleure façon d'exprimer mon admiration"[.

Quelques mois plus tard, Ellen MacArthur bat, dans la nuit du 7 au 8 février 2005,
ce record de 1 jour, 8 heures, 1 minute et 37 secondes soit 16,2 nœuds (30 km/h) de moyenne sur 50 560 km.

L'Idec au port de La Trinité sur mer en Morbihan

2-Record de la traversée de l'Atlantique Nord

Le 6 juillet 2005 Francis Joyon bat le record de la traversée de l'Atlantique Nord à la voile en solitaire,
 toujours sur Idec avec un temps de 6 j 4 h 1 min et 37 s. Il bat le record établi par Laurent Bourgnon 11 ans plus tôt.
 Pendant cette traversée, il bat également le record de la plus grande distance sur 24h en solitaire
 en parcourant 543 milles nautique lors de la journée du 3 juillet 2005.
 Le 7 juillet, lors du convoyage retour vers sa base, Idec, sous pilote automatique et voilure réduite s'échoue sur les rochers de la pointe de Penmarc'h ;
 Francis Joyon, épuisé par son record dormait à ce moment-là et n'a pas senti la défaillance du pilote automatique. Le trimaran n'a pu être récupéré.

3- Record du tour du monde à la voile en solitaire 2007-2008

Francis Joyon au mouillage devant Brest, avant de rejoindre le port, le dimanche 20 janvier 2008Toujours sponsorisé par le groupe IDEC,
 il fait construire en 2006 un nouveau trimaran de 29,70 m, sur les plans de Nigel Irens (en),
et construit chez Marsaudon Composites à Lorient.

Le vendredi 23 novembre 2007 à 11h05'52 (heure française), à bord du nouveau trimaran IDEC,
il s'élance de Brest dans une nouvelle tentative de record du tour du monde à la voile en solitaire.
Pour battre le record d'Ellen MacArthur, Francis Joyon doit revenir avant le dimanche 3 février 2008 à 1h23'25 (HF).

En cours de route, Francis Joyon établit plusieurs nouveaux record intermédiaires :

Il atteint l'équateur en 6 jours, 16 heures et 58 minutes,
 soit dix heures de moins que le temps d'Orange II en équipage dans le trophée Jules Verne

En franchissant ensuite, le 8 décembre 2007, à 18h21 heure française, la longitude exacte du cap de Bonne-Espérance,
 il établit en 15 jours, 7h16' un record sur la distance Brest-Bonne-Espérance.
 Ce chrono exceptionnel fait de lui le skipper le plus rapide de tous les temps en solitaire sur cette distance.
 C'est aussi une performance plus rapide que les temps établis en 2002 et 2003
 par les multicoques géant Orange I et Géronimo pourtant maniés en équipage.
 Seul Orange 2, le maxi catamaran de Bruno Peyron et son équipage ;
 détenteur du Trophée Jules Verne ; aura fait mieux en 2005 avec un temps de 14 jours 05h21'.
Le 12 décembre 2007 à 15:01 UTC, il établit un nouveau record de distance à la voile en 24 heures
 parcourue en solitaire en multicoque, avec le chiffre colossal de 616,07 milles parcourus à la moyenne horaire de 25,66 nœuds.
 Ce record sera battu par Thomas Coville lors de sa propre tentative de tour du monde en solitaire sur Sodebo,
avec 619,30 milles parcourus le 6 janvier 2009, soit 25,80 nœuds de moyenne.
Francis Joyon a pour objectif de reprendre ce record.

L'Idec plane ou vole.....

Le dimanche 16 décembre 2007 à 01h33 TU, Francis Joyon coupe à bord d'IDEC la longitude Cap Leeuwin.
 Il établit sur la distance cap de Bonne-Espérance-cap Leeuwin un nouveau temps de référence en 7 jours 8 heures et 12 minutes
 Il améliore de 21 minutes le temps réalisé en 2005 par le trimaran Orange 2 mené en équipage et de 3 jours
celui d'Ellen MacArthur en 2004.

Il établit les records intermédiaires à la voile en solitaire dans les océans Indien et Pacifique, parcours Équateur-Équateur.

Le 19 janvier 2008 à 23h39 UTC, il coupe la ligne d'arrivée à l'entrée du goulet de Brest.
 Il bat ainsi le Record du tour du monde à la voile en solitaire en 57 jours 13h 34m 06s[1].
 Il pulvérise le précédent record d'Ellen MacArthur de 14 jours 44m 27s et
 établit le deuxième meilleur chrono de tous les temps derrière le maxi catamaran Orange II,
skippé par Bruno Peyron et ses 14 hommes d'équipage.

Ce record du tour du monde à la voile en solitaire est toujours en cours. Il est aussi le seul à l'avoir battu à deux reprises.

Il est désigné Marin de l'année 2008 par la Fédération française de voile le 8 décembre 2008.

4- Records en solitaire sur multicoque

2004 :
Record du tour du monde à la voile en solitaire en 72 j 22 h 54 min 22 s (et premier marin à boucler un tour du monde
sans escale en solitaire sur multicoque). Temps battu depuis par Ellen MacArthur en 2005 et par Francis Joyon lui-même en 2008.
Record en solitaire sur la Route de la découverte,
entre Cadix et San Salvador, en 11 j 3 h 17 min 20 s (amélioré par Thomas Coville en 2005 puis par Francis Joyon, à nouveau, en 2008).

2005 :
Record de distance à la voile en 24 heures en solitaire : 542,7 milles (amélioré en 2008 par Francis Joyon puis battu par Thomas Coville

 2008:
Record de la traversée de l'Atlantique Nord à la voile en solitaire (New York – Cap Lizard) : 6 jours, 4 heures, 1 minute et 37 secondes.
 Battu par Thomas Coville, en 2008, en 5 jours, 19 heures, 29 minutes et 20 secondes.

2007 :
Record de la traversée de la manche en solitaire en 6 heures, 23 minutes et 36 secondes (record en cours)

Record de distance à la voile en 24 heures en solitaire[5] : 616,07 milles
 (Record battu depuis par Thomas Coville lors de sa propre tentative de tour du monde en solitaire sur Sodebo
 le 6 janvier 2008 par 619,30 milles, soit 25,80 nœuds de moyenne)

Record Brest-Équateur à la voile[3] en solitaire (meilleur temps que les bateaux en équipage) en 6 jours 16h58';

Record cap de Bonne-Espérance-cap Leeuwin [7] à la voile en solitaire
 (meilleur temps que les bateaux en équipage) : 7 j 08 h 12 min;

Record de l'océan Indien à la voile en solitaire : 9 j 12 h 3 min

Record Brest-cap de Bonne-Espérance à la voile en solitaire en 15 j 7 h 16 min[4],[8]

Record de l'océan Pacifique à la voile en solitaire : 10 j 14 h 25 min

2008:
Record du tour du monde à la voile en solitaire en 57 j 13 h 34 min 06 s[1] (record en cours).

Record en solitaire sur la Route de la découverte entre Cadix et San Salvador (Traversée de l'Atlantique dans le sens Est-Ouest),
en 9 j 20 h 35 min 3 s (record en cours)

2009:
 Record sur le parcours de L'Odyssée des épices entre l'île de Groix (France) et l'île Maurice
 ( symbolisant la route de la compagnie des Indes Française ),
 en 26 jours, 4 heures, 15 minutes et 20 secondes (record en cours).

Le ciel et la météo sont souvent avec lui

5- Résultats dans les courses à la voile depuis 1990

1990 10e de la Route du Rhum sur BPO

1991 5e de la course de l'europe sur Ker-cadelac

1992 3e de la Transat anglaise (Transat Europe 1 Newman Star) sur BPO

1992 3e de la Route du Café sur BPO

1993 3e de la course de l'europe sur BPO

1995 3e de la course de l'europe sur Banque Populaire

1995 2e de la Transat Jacques Vabre sur Banque Populaire

1996 5e du Championnat ORMA

1996 2e de la Transat Québec-Saint-Malo

1997 4e de la Transat Jacques Vabre

1997 2e du Grand Prix du Port de Fécamp

1997 4e dans la Course de l'Europe

1998 6e de la Route du Rhum

1998 2e de la Route des Phares

2000 Vainqueur de la Transat anglaise (Transat Europe 1 Newman Star), sur Eure-et-Loir. (Record de la course en 9 j 23 h 21 min)

2001 Vainqueur de la 76e Fastnet Race sur Eure-et-Loir

2001 Tour de l'île de Wight (Round the Island Race), Vainqueur du Freedom Challenge Bowl sur Dexia Eure-et-Loir et
 record du Tour de l'île de Wight en 3 heures 8 minutes 29 secondes (en cours)

2003 Vainqueur du Tour de l'île de Wight (Round the Island Race) (classe Multihull - Grand Prix), sur Idec Eure-et-Loir

2004 Vainqueur du Tour de l'île de Wight (Round the Island Race) (classe Multihull - Grand Prix) sur Idec

2009 Tour de l'île de Wight (Round the Island Race) : vainqueur du Freedom Challenge Bowl sur IDEC

2010 Vainqueur du Tour de l'île de Wight (Round the Island Race) (classe Multihull - Grand Prix) sur IDEC,
(équipage : Christophe Houdet, Rodney Pattison, Bertrand Cudenec et Roger Gianovelli)

2010 2e de la Route du Rhum sur IDEC

Son arrivée à Brest en novembre 2010

 Pour suivre
un interview de Francis: Pourquoi  choisir Locmariaquer  comme lieu de vie ?    

Au téléphone : le Marin et le Président  
Les vicissitudes d'IDEC...1 puis 2  
Echec du record de l'Atlantique en août 2011  

Dimanche 16 juin 2013
Et un de  plus pour François!

Francis Joyon vient de pulvériser le record de la traversée de l'Atlantique Nord :
 5 jours, 2 heures, 56 minutes et 10 secondes
 soit 16 heures, 34 minutes et 30 secondes de moins que le record préalablement établi par Thomas Coville en 2008 !
Temps de course : 5 jours 02 heures 56 minutes et 10 secondes
Record amélioré de 16 heures 34 minutes et 30 secondes.
Distance orthodromique : 2 865 milles • Vitesse moyenne : 23,30 noeuds
Distance sur le fond : 3 222 milles • Vitesse moyenne sur le fond : 26,20 noeuds

Vendredi 2 octobre 2015

Une mise à l’eau géante pour un maxi-trimaran de rêve

Le maxi-trimaran IDEC Sport de Francis Joyon a été mis à l’eau, vendredi 2 octobre 2015, devant le chantier Multiplast à Vannes.

Après un peu plus de trois semaines de chantier et de mise aux couleurs de son nouvel armateur IDEC Sport, le nouveau trimaran de Francis Joyon a été mis à l’eau ce vendredi.
Tout ira ensuite très vite, puisque le début du stand-by pour sa tentative de record autour du monde
 est prévu dès la fin du mois d’octobre.

31,50 mètres de long
Ce maxi-multicoque de 31,50 m a été dévoilé devant une trentaine de personnes,
 du haut de son prestigieux palmarès :
 vainqueur du Trophée Jules-Verne 2010 et double vainqueur de la Route du Rhum (2010 et 2014).
 Ce bateau déjà mythique sera désormais pris en main par Francis Joyon,
 marin le plus rapide autour du monde en solitaire, qui va tenter là un doublé historique sur le record du tour du monde (solitaire et équipage)
. Francis Joyon, marin le plus rapide autour du monde en solitaire, est désormais le skipper officiel d’IDEC Sport, l’ex-Groupama 3, puis Banque Populaire VII. A 59 ans,
 le timide marin va s’attaquer à son tout premier record en équipage et réduit.
 « Je crois que ça va être une belle aventure.
 Le parcours, je le connais mais je ne maîtrise pas la météo.
 Le record est haut et il va falloir de la réussite partout »

 , a lancé Francis Joyon,
 avant d’embarquer direction Lorient, pour le mâtage du bateau.
 S’il réussi son tour du monde, il réalisera alors un doublé inédit dans l’histoire de la course au large.
 Le baptême du maxi-trimaran a lieu le 14 octobre, vers 11 h 30, à La Trinité-sur-Mer. D'après le journal Ouest France du 3.10 2015
Maël FABRE Photos : Thierry CREUX.


Jeudi 15 octobre 2015

Idec Sport , le maxi-trimaran de Francis Joyon
baptisé à La Trinité sur mer,
et son équipage dévoilé.
 
en vue du Trophée Jules-Verne.

Le maxi-trimaran de Francis Joyon, Idec Sport (31,50m), a été baptisé, ce jeudi, à La Trinité-sur-Mer,
 par le professeur Gérard Saillant, chirurgien de renom et président de l'institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM).
 Le voilier va poursuivre ses entraînements en baie de Quiberon avant de se mettre en stand-by à Brest,
 fin octobre, début novembre, dans l'attente d'une bonne fenêtre météo.
Objectif
 Le tour du monde sans escale ni assistance, et ravir le Trophée Jules-Verne détenu depuis 2012
 par Loïck Peyron en 45 jours, 13 heures, 42 minutes et 53 secondes.
 Pour mener à bien sa tentative de record, le Menhir de Locmariaquer a constitué un équipage très réduit de cinq marins. Que du lourd en termes d'expérience.


Le Suisse Bernard Stamm, vainqueur notamment de la Barcelona World Race (tour du Monde en double, avec Jean Le Cam), détenteur du Trophée Jules-Verne en 2005 sur Orange II avec Bruno Peyron, et qui compte trois participations au Vendée Globe, sera du voyage.
 Tout comme l'Espagnol Alex Pella, vainqueur de la Route du Rhum 2014 en Class 40.
 L'Allemand Boris Herrmann, trois Cap Horn dans le ciré et détenteur du record de l'océan Arctique par le passage du nord-est en 2015 sur Quinddao China (l'ancien Idec de Francis Joyon), est également embarqué dans l'aventure.
Les Bretons Clément Surtel (préparateur d'Orange II, de Groupama 3 devenu Idec Sport, et boat-captain de Yann Eliès pour la Route du Rhum 2014), et
 Gwénolé Gahinet, le benjamin de l'équipe (31 ans, vainqueur de la Transat Ag2r 2014 avec Paul Meilhat), en seront aussi.
 Roland Jourdain, au palmarès long comme un jour sans vent, sera un joker de luxe.

Avec eux, Francis Joyon espère s'adjuger le Trophée Jules-Verne.
 « Même d'une minute », a-t-il annoncé dans un grand sourire.

D'après le journal Ouest France du 15.10.2015


Samedi 21 novembre 2015

Joyon : « On sera des solitaires qui s'entraident»
Trophée Jules Verne
.
 Le skipper d'idec, et ses cinq équipiers, vont s'élancer samedi 21 novembre 2015 de Brest.
 II devrait être imité très vite par Yann Guichard et Spindrift2. Objectif: la barre des 45 jours.
Entretien

Francis Joyon, confirmez-vous que la fenêtre météo annoncée samedi pour votre départ est la bonne?
Oui, c'est une bonne fenêtre, on a un peu de latitude entre le matin, l'après-midi et la nuit, mais la situa¬tion est très intéressante. On espère que c'est la bonne, comme ça, on naviquera vite ... (Rires)

Qu'est ce qui est déterminant pour décider que cette fenêtre météo est  la bonne? Jusqu'où anticipez-vous?
La fenêtre idéale permet de descendre assez rapidement dans le Golfe de Gascogne, de rallier les Canaries
directement puis toucher les alizés de nord-est. Ce qui a l'air d'être le cas.
Après, il faut un pot-au-noir pas trop mou pour le franchir rapide
  ce n'est pas encore parfait, mais on peut encore accepter de l'incertitude à cet horizon.
Après, surtout, il faut que l'anticyclone de Saint-Hélène soit bien placé.
 
Ce qui étonne dans votre projet, c'est que vous ne partez qu'à six.
 Quel principe a inspiré ce choix d'un équipage réduit?
En fait, on a un bateau qui avait deux gréements.
 Un mât pour une navigation en équipage, très haut (40 ml. et un autre, plus petit (33,5 m) pour naviguer en solitaire,
 qui est plus léger et porte aussi des voiles plus légères.
 Et cette configuration est intéressante car, avec des vents moins forts, il a moins de fardage.
 Le bateau - étant plus léger de deux tonnes, ça va plus vite.

Idec reste quand même un bateau assez physique. Le fait d'être peu nombreux n'est pas un handicap?
C'est vrai qu'on sera plus sollicité qu'un équipage plus nombreux.
 Au niveau des quarts, on aura peu de sommeil continu, vu que l'on fera une rotation toutes les deux heures.
 Cela oblige à aller plus loin dans nos ressources physiques. Mais j'ai réuni beaucoup de navigateurs Solitaires.
 Ce sont des gars qui sont habitués à cela et c'est toujours moins pire que d'être seul.
 Là, on sera des solitaires qui s'entraident

Quels ont été les critères de choix pour composer votre équipage?
La polyvalence, et justement les solitaires sont des navigateurs polyvalents et capables de s'adapter à toutes les situations.
 Et puis j'ai voulu composer un petit équipage de gars qui s'entendront bien.
 Je tenais aussi à avoir un bateau heureux, où les gens sont contents de naviguer ensemble.

Vous vous attendez à ce queSpindrift2' parte dans le même créneau que vous?
 Vous pouvez envisager un départ  simuItané?
Nous sommes à Brest depuis lundi. Lui est arrivé aussi.
 Donc j'imagine qu'il est aussi intéressé par la même fenêtre que nous

Cela changerait-il la nature du défi qui deviendrait autant une course qu'une tentative de record?
Non, fondamentalement, il y a un record à battre et c'est différent d'une course.
 Si on rentre dans une logique de course on augmente le risque d'avaries.

Quand il Y a un autre bateau, on est quand même tenté de regarder sa trajectoire non?
Oui forcément, on s'intéressera ... et ça peut changer un peu les choses

Quels sont vos points par rapport à Spindritt?
on a peut-être un bateau plus réactif, car plus léger plus maniable

Et les points faibles?
II Y a quand même 8 mètres de différences entre les deux bateaux donc à certaines allures,
 la puissance de Spindrift est supérieure

Quelle est la vitesse maximale de votre bateau?
On n'a encore jamais eu de conditions météo idéales pour atteindre la vitesse maximale.
 On a plafonné à 42-43 nœuds (79 krn/h) alors qu'on était loin du maximum de possibilité du bateau.

Et sur 24 heures?
Je faisais déjà plus de 650 milles en 24 h, quand j'étais en solo sur l'ancien bateau.
 Là on peut imaginer des distances de plus de 800 milles, soit près de 35 nœuds de moyenne.

Recueilli par Jacques GUYADER Ouest France du 20.11.2015

Les données chiffrées  du "duel"